Étiquette : cash prize

  • Les gains de compétitions (cash prize)

    Les gains de compétitions (cash prize)

    Les tournois de jeux vidéo avec gains financiers soulèvent de nombreuses questions d’un point de vue fiscale aussi, on tentera d’apporter quelques éléments de réponses en tenant compte de la situation des joueurs et de celle des organisateurs de compétition.

    Pour l’heure, l’administration fiscale considère que tous les revenus issus de gains de compétition sont imposables. Cependant, l’administration fiscale distingue la situation où les revenus sont habituels de celle où les revenus sont exceptionnels.

    Bien qu’il existe une tempérance, tout joueur compétitif de jeux vidéo qui obtient des gains en compétition doit déclarer son activité et adopter un statut légal.

    Il peut devenir micro-entrepreneur ou choisir de créer une société (par exemple une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, une société par actions simplifiée).

    Selon le montant concerné et statut adopté, les gains de compétition et les revenus perçus seront imposables selon les règles de droit commun.

    Les gains de compétition n’entrent pas dans le champ de la TVA quel que soit le statut du joueur ou de l’organisateur, parce qu’ils sont en lien direct avec la fourniture d’une prestation de services.

    Quand des joueurs participent à une compétition en tant que membres d’un club ou d’une équipe et que c’est cette structure qui perçoit les gains, ils peuvent être des joueurs :

    • prestataires indépendants, rémunérés par leur équipe via un contrat commercial. Ce sont les impôts commerciaux de droit commun qui sont applicables en fonction des flux financiers créés par ledit contrat ;
    • salariés via un contrat de travail dont la rémunération fait l’objet de prélèvements fiscaux.Les rémunérations complémentaires (prime de match) font l’objet des cotisations sociales.

    Les organisateurs sont en principe soumis aux impôts commerciaux dès lors que les compétitions présentent des enjeux financiers.

    Ils doivent tenir une comptabilité afin de pouvoir retracer tous les montants des gains de compétition versés aux joueurs.

    Quand le bénéficiaire du gain est un joueur « amateur », l’organisateur doit vérifier l’identité du bénéficiaire et obtenir de sa part un récépissé lors du versement des fonds afin de prouver la réalité de la charge qu’il constate lors du versement.

    Quand le bénéficiaire est un joueur « professionnel », l’organisateur doit obtenir une facture de la part de ce dernier afin de pouvoir justifier le paiement. Les montants facturés sont hors champ de la TVA et le joueur perçoit de l’argent net (cash prize).

  • Les paris Esport

    Les paris Esport

    En 2017, la Française des jeux a lancé une plateforme de paris en ligne pour les compétitions d’esport pour les jeux CSGO, Dota 2, Starcraft 2, CoD, Hearthstone, LoL et Overwatch.

    Les paris reposent sur un système de points où les utilisateurs gagnent non pas de l’argent, mais des points qui leur permettent d’avancer dans le classement des meilleurs pronostiqueurs selon le jeu.

    Les meilleurs pronostiqueurs sont ensuite récompensés par des cadeaux et divers lots.

    Règles de droit …

    Selon les dispositions de la loi du 12 mai 2010 relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, les paris en ligne tels que le poker, les paris hippiques et les paris sont autorisés sur le marché régulé.

    On comprend, dès lors, que l’esport, ne figurant pas sur cette liste, ne peut pas faire l’objet de paris en ligne, d’autant plus que les sociétés organisant les paris en ligne doivent demander et obtenir un agrément de l’état (article 21 de la loi du 12 mai 2010).

    À ce jour, aucun site français propose des paris en ligne pour les compétitions d’esport. Il existe néanmoins, des sites étrangers qui ont obtenu l’agrément de l’ARJEL (l’Autorité de régulation des jeux en ligne), et qui sont, par conséquent, autorisés à proposer des paris e-sportifs.

    En France, l’esport n’étant pas un sport, il ne peut faire l’objet de paris. Faire des paris est interdit et les opérateurs de paris sportifs étrangers sont inaccessibles depuis la France.

    Ainsi, un parieur d’esport s’expose à des poursuites s’il parie sur un site à l’étranger.

    Utiliser des réseaux privés virtuels être également sanctionné pénalement, et ce, même si le site a reçu un préalablement un agrément.

    Par conséquent, l’ARJEL peut demander la fermeture de sites qui lui paraissent illégaux (art.61 de la loi du 12 mai 2010).

    La loi, prévoit en son article 56, que proposer des paris ou des jeux d’argent sans être titulaire de l’agrément ou d’un droit exclusif est puni de trois ans d’emprisonnement et de 90 000 euros d’amende.

    Notons que la récente loi pour une République Numérique en date de 7 octobre 2016, en son article L.321-8 dispose que « l’organisation de la compétition de jeux vidéo au sens du présent chapitre n’inclut pas l’organisation d’une prise de paris ».

    Cependant, la loi pour une République numérique a créé une nouvelle exception relative aux compétitions de jeux vidéo (article L. 321-8 et suiv.).

    Si le paris payant sur les compétitions de jeux vidéo ne sont pas couverts par la nouvelle loi et demeurent interdits, il n’en demeure pas moins que les paris gratuits, donnant lieu à aucune dépense des joueurs, sont licites.

    C’est sur cette brèche que la Française des jeux tend à se positionner sur le marché de l’esport via sa nouvelle plateforme de paris en ligne, en attendant que le législateur autorise les paris e-sport payants.

  • Ouvrir un compte bancaire chez son buraliste

    Ouvrir un compte bancaire chez son buraliste

    Il est désormais possible d’ouvrir un compte bancaire dans un bureau de tabac.

    Depuis quatre ans, la société Nickel ne cesse de séduire de nouveaux clients avec son service plus qu’attractif pour les personnes ayant des revenus précaires, des petits revenus ou autres ou étant interdits bancaires.

    Grâce à Nickel, tout le monde peut posséder un compte bancaire sans faire appel à une banque.

    Comment ça marche ?

    C’est très facile et rapide de créer un compte. Avec quelques euros, vous avez une carte bleue, un RIB et un compte bancaire, vous permettant de percevoir un salaire, des prestations sociales et faire des retraits d’argent auprès d’un buraliste.

    Il n’est pas nécessaire de déposer un minimum de fond pour ouvrir le compte ni d’y domicilier des revenus.

    Par contre, il n’y a aucun frais, aucun agio, et aucun découvert autorisé.

    Il n’y a pas de chéquier ni de Mastercard à autorisation systématique.

    Désormais, de nombreux buralistes proposent cette prestation de services en tant que relais avec les moyens de paiement.

    L’offre tend également à se généraliser avec le paiement en ligne. Avec Cashway, au moment de finaliser un achat en ligne, l’internaute va à son buraliste avec un code-barre géolocalisé afin de procéder au règlement de sa commande. La transaction s’effectue par carte bancaire sur le terminal du commerçant. Ce dernier ayant validé la transaction, la boutique en ligne, qui a reçu le paiement peut envoyer le produit au consommateur.

    Le métier de buraliste est en constante évolution et nécessite une formation d’agent ainsi qu’une formation de lutte contre le blanchiment d’argent.

    Cette formation devra également être suivie par les buralistes qui distribuent sous blister la carte multidevises de Paytop auprès de personnes qui effectuent de nombreux transferts ou qui ont besoin de devises étrangères. La carte sous blister devrait, à court terme, s’activer depuis un mobile.

    Quels sont les utilisateurs ?

    • Tout le monde
    • Les personnes en situation de précarité
    • Les personnes qui souhaitent diminuer leurs frais bancaires
    • Les professions libérales qui souhaitent avoir un copte distinct de leur compte professionnel
    • Les gamers qui souhaitent encaisser leurs gains

    nb : toute personne de plus de 12 ans peut ouvrir un compte. Un mineur, sous tutelle ou curatelle, doit être accompagné par son représentant légal.

    Il ne peut y avoir qu’un seul utilisateur par compte;

    Combien coûte le compte courant Nickel ?

    À l’ouverture du compte, le client va acheter un pack nickel auprès d’un buraliste.

    Le client doit s’acquitter en suite d’un abonnement annuel d’un montant de 20 euros.

    Chaque retrait d’espèces lui est facturé 1 euro s’il le fait à un distributeur et de 50 cents au comptoir du buraliste.

    Les dépôts sont soumis à des frais (2 % du montant déposé). Les virements sur Internet et les paiements par carte dans l’espace européen sont quant à eux gratuits.

  • Quelle réglementation pour les loot boxes

    Quelle réglementation pour les loot boxes

    Les loot boxes fascinent les gamers au point d’en créer une addiction. Les joueurs voient dans les loot boxes le moyen d’acquérir des objets ou de nouvelles fonctionnalités.

    Qu’est-ce que sont les loot boxes ?

    Les loot boxes sont des coffres virtuels au contenu aléatoire, qui s’achètent dans la boutique du jeu en ligne et qui permettent d’acquérir des objets, des skins et autres améliorations.

    On trouve des loot boxes aussi bien dans les jeux gratuits que dans les jeux payants.

    De nombreux jeux conduisent les joueurs à dépense de l’argent pour avoir plus d’avantages (pay to win) ou pour, tout simplement, terminer le jeu.

    Le pay to win soulève de nombreuses questions juridiques quant à la finalité de ses achats.

    En effet, en échange d’un paiement IRL, les joueurs paient pour obtenir des bonus, un objet, sans savoir préalablement lequel. En réalité, le gain est déterminé aléatoirement, après paiement.

    Le contenu peut être purement esthétique ou avoir un effet direct sur la progression du jeu.

    Par conséquent, cette récompense aléatoire peut inciter les joueurs à faire de nombreuses dépenses et créer des addictions.

    Est ce que la pratique des loot boxes est légale ?

    En novembre 2017, suite à de nombreuses polémiques autour du jeu Star Wars Battlefront 2, divers gouvernements se sont interrogés quant à la légalité des loot boxes.

    Qu’en est-il ?

    – En Belgique, la Commission des jeux de hasard s’est saisie de la question et a ouvert une enquête sur le jeu Overwatch afin de déterminer si les loot boxes pouvaient être assimilées à des jeux de hasard.

    Se posait également la question de savoir si les loot boxes pouvaient être qualifiées de loteries interdites ou si elles devaient faire l’objet d’une réglementation propre.

    – En France, l’article L.322-2 du Code de la sécurité intérieure interdit les loteries offertes au public, présentant pour le joueur une espérance de gain, avec intervention du hasard dans la détermination du gagnant, contre un sacrifice financier.

    Face à l’engouement que les loot boxes suscitent chez les joueurs, le sénateur Jérôme Durain et l’association de consommateurs « UFC-Que choisir  » ont saisis, le 22 novembre 2017, l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) afin d’étudier les loot boxes comme étant des jeux d’argent.

    L’Arjet identifie clairement trois dérives, nécessitant un encadrement juridique : le fait de pousser les joueurs à l’achat pour pouvoir progresser dans le jeu ; les loot boxes présentent un aspect aléatoire ; enfin, il est possible de revendre les gains contre de l’argent réel.

    – En Allemagne, en janvier 2018, l’université de Hambourg a réalisé une étude démontrant l’importance du hasard dans le jeu vidéo.

    – En Suède, le gouvernement a indiqué vouloir modifier la loi sur les jeux vidéo dès 2019 afin de mieux protéger les consommateurs et de mieux contrôler le marché des jeux d’argent.

    – Depuis le 1er mai 2017, la Chine oblige les éditeurs à énoncer, pour chaque jeu : « le nom, les propriétés, le contenu, la quantité et la probabilité de tirage de tous les objets virtuels et services » qu’ils peuvent contenir. Le pourcentage de gain doit être conservé par l’éditeur durant 90 jours au minimum.

    – Enfin, l’autorité régulatrice des jeux de hasard des États-Unis a estimé que les loot boxes s’apparentaient à des jeux de cartes.
    Un parlementaire a présenté le 9 février 2018 deux projets pour l’État de Hawaï (House Bill 2686 et Senate Bill 3024) visant à interdire la vente de jeux vidéo aux mineurs de 21 ans, encadrant ainsi le procédé de récompenses liées au hasard.

    Deux autres projets de loi (House Bill 2727 et Senate Bill 3025) ont été déposés afin d’obliger les éditeurs de jeux à indiquer les pourcentages de gain et à indiquer quels sont les jeux comportant un mécanisme d’achat ou de pari.

    The Entertainment Software Rating Board, a depuis lors affirmé avoir mis en place un label « achat intégré » qui sera apposé sur la boîte du jeu vidéo et d’avoir créé un site internet dédié au contrôle parental afin que les parents puissent contrôler le temps de jeu et l’argent dépensé par leurs enfants.

    Application des règles de droit existantes …

    Pour l’heure, il ne fait aucun doute que le contenu des coffres est très aléatoire et payant, ce qui pousser les joueurs à dépenser plus que ce qu’ils avaient prévu initialement.

    Par ailleurs, le mécanisme accès sur le hasard peut être comparé à des loteries et à des jeux d’argent.

    En droit français, pour qu’un jeu d’argent soit légal, il faut qu’il remplisse 4 conditions cumulatives :

    • L’existence d’un gain réel. Peu importe le montant du gain, il suffit que l’espérance du gain soit réelle pour pouvoir qualifier le jeu comme étant un jeu d’argent.
    • L’offre doit être publique. Tout le monde peut accéder et participer au jeu.
    • La participation au jeu est subordonnée au paiement d’une somme d’argent. Le joueur doit faire un « sacrifice financier », autre que l’achat du jeu ou le paiement des frais de connexion.
    • Le jeu est soumis au paramètre du hasard

    Parallèlement à ces 4 conditions, un règlement de la loterie ou du jeu d’argent doit être mis à la disposition des participants et un exemplaire doit être déposé auprès d’un officier ministériel pour valider la régularité du jeu.

    Il est essentiel d’indiquer aux participants la quantité, la nature et la valeur des prix et établir des bulletins de participation.

    À défaut, le jeu est qualifié d’illégal et l’organisateur peut engager sa responsabilité.

    En effet, selon les dispositions de l’article L.324-6 du code de la sécurité intérieure, l’organisation d’une loterie illégale est sanctionnée par une peine de trois ans d’emprisonnement et de 90 000 € d’amende. Ces peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 200 000 euros d’amende lorsque l’infraction est commise en bande organisée.

    Toutes les loot boxes ne sont illégales pour autant. Aussi, il importe d’analyser les quatre conditions au regard des règlements de chaque jeu.

    Par ailleurs, il est essentiel que les autorités nationales se mettent d’accord sur le cadre juridique à appliquer aux loot boxes afin de limiter les éventuelles dérives.

  • La fiscalité des joueurs de jeux vidéo : le Cash Prize

    La fiscalité des joueurs de jeux vidéo : le Cash Prize

    Il ne fait plus aucun doute que l’univers des jeux vidéo est un marché à part entière, en plein essor où chaque joueur essaie gagner une partie, un tournoi, ou une compétition.

    Certaines compétitions de jeux vidéo regroupent des milliers de joueurs qui s’affrontent pour remporter le « cash prize » et de nombreuses dotations.

    Le cash prize est un gain d’argent, une récompense donnée à un joueur pour avoir gagné la compétition.

    Cette somme d’argent doit, en principe, être déclarée à l’administration fiscale. Le cash prize doit être imposé.

    Toutefois, un joueur qui gagne ponctuellement et sporadiquement des sommes d’argent provenant de compétitions n’a pas à payer d’impôts sur ces sommes dès lors que celles-ci ne constituent pas sa principale source de revenus.

    Donc seuls les joueurs « professionnels » dont les cash prize constituent leur principale source de revenus doivent déclarer ces sommes.

    Mais il importe de distinguer les joueurs « professionnels » salariés des joueurs « professionnels » prestataires de service :

    – S’ils sont salariés, les cash prize devront être déclarés au titre de l’impôt sur le revenu par le joueur. Parallèlement, ces sommes (dites primes de match) feront l’objet de cotisations sociales et prélèvements fiscaux liés à tout type de contrat de travail.

    – En tant que prestataires de service, les joueurs doivent choisir un statut juridique pour leur structure afin de pouvoir encaisser les gains. Les sommes perçues sont soumises à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés selon la structure juridique choisie.

    Les organisateurs de compétitions doivent être en mesure de tenir une comptabilité afin de pouvoir prouver la réalité de ces sommes et pour pouvoir délivrer au gagnant un récépissé prouvant le versement des fonds.

    Les organisateurs peuvent également être amenés à solliciter une facture auprès des joueurs salariés ou joueurs-prestataires de services afin de pouvoir verser les sommes d’argent.

    À noter que, les sommes obtenues ou versées ne sont pas assujetties à la TVA.

    Retrouvez notre vidéo explicative :