Catégorie : legaltech

  • Comprendre votre droit à l’image

    Comprendre votre droit à l’image

    Nous nous attarderons, dans ce présent article, à rappeler en quoi consiste la notion de « droit à l’image » et sa portée.

    Nous distinguerons l’image des personnes de l’image des biens.

    Peut-on utiliser l’image d’une personne ?

    En principe, si vous souhaitez utiliser l‘image de quelqu’un, il est obligatoire de lui demander son autorisation alors même que l’utilisation de cette image n’est pas réalisée dans un but lucratif.

    L’image étant un attribut de la personnalité, elle est protégée au titre du droit au respect de la vie privée et ne peut être utilisée par un tiers sans obtenir un accord du titulaire du droit.

    Obtenir une autorisation est obligatoire, et ce, quel que soit l’endroit où se trouve la personne (lieu public ou lieu privé).

    L’autorisation doit être donnée par écrit et comporter un certain nombre d’informations tel le support sur lequel l’image sera reproduite, la durée pendant laquelle l’image sera exploitée, la délimitation territoriale et l’indemnité compensatrice pour la cession du droit à l’image.

    Est-ce qu’il a des exceptions ?

    Lorsque l’usage de l’image a pour finalité l’information du public, il n’est pas nécessaire d’obtenir l’autorisation de la personne concernée.

    Cette exception ne peut s’appliquer que lorsque l’image est en lien direct avec un fait d’actualité.

    En pratique, les juges du fond apprécient au cas par cas les limites entre droit à l’information et droit à l’image. Ils tiennent compte des éventuelles atteintes que peuvent causer toute exploitation de l’image avant de trancher le litige et rendre leur jugement.

    Notons qu’il n’est pas obligatoire de d’obtenir une autorisation si la personne n’est pas clairement identifiée sur la photographie.

    En ce qui concerne l’image d’un mineur, le consentement ne peut être donné que par un représentant légal ou par le titulaire de l’autorité parentale.

    Enfin, l’image des morts est protégée sur le fondement du préjudice moral. Par conséquent, l’image ne pas porter atteinte à la mémoire du mort ou au respect qui lui est dû.

    Peut-on utiliser l’image d’un bien ?

    Le propriétaire d’un bien ne dispose d’aucun droit exclusif sur l’image de son bien. Il peut, toutefois, s’opposer à une utilisation d’une image de son bien, par un tiers, lorsqu’elle lui cause un trouble anormal (Cour de Cassation, Assemblée plénière, du 7 mai 2004, 02-10.450).

    S’il s’agit d’une œuvre architecturale, l’autorisation sera nécessaire si l’œuvre est le sujet principal de l’image. En tant qu’œuvre de l’esprit, elle est protégée par le droit d’auteur.

    A contrario, si l’œuvre architecturale est un élément secondaire sur l’image, l’autorisation ne sera nécessaire.

    Le « droit à l’image » relève des dispositions de l’article 9 du code civil qui précise que « Chacun a droit au respect de sa vie privée ».

    Les contours de ce droit ont été précisés par les apports de jurisprudence.

    Nous nous attarderons, dans ce présent article, à rappeler en quoi consiste la notion de « droit à l’image » et sa portée.

    Qui est titulaire du droit à l’image ?

    Le droit à l’image est attaché à la personnalité de son titulaire. En effet, le droit à l’image est un droit de la personnalité qui s’acquière à la naissance et perdure durant toute l’existence de la personne physique.

    La jurisprudence précise que « toute personne, quels que soient, son rang, sa naissance, sa fortune, ses fonctions présentes ou à venir, a droit au respect de sa vie privée ».

    À noter que ce droit se perd au décès de son titulaire.

    Les ayants-droits de la personne décédée ne pourront faire valoir le droit à l’image de ce dernier si l’atteinte réalisée par un tiers leur cause personnellement un préjudice.

    Qu’en est-il du droit à l’image des personnes morales ?

    La loi ne précise pas si les droits de la personnalité sont étendus aux personnes morales.

    De ce fait, il faut consulter la jurisprudence et la doctrine pour obtenir davantage de précisions.

    La 1ere chambre civile de la Cour de cassation dans un arrêt en date du 17 mars 2016 précise que « seules les personnes physiques peuvent se prévaloir d’une atteinte à la vie privée au sens de l’article 9 du code civil ».

    Par conséquent, seules les personnes physiques peuvent se prévaloir d’un droit à l’image et autoriser l’exploitation de leur image à des fins commerciales.

    Comment utiliser l’image d’une personne ?

    L’exploitation du droit à l’image nécessite que le titulaire ait donné une autorisation.

    En effet, toute personne peut s’opposer à la diffusion d’information ou toute fixation de son image ou à sa reproduction qui n’a pas été autorisée préalablement par son titulaire, puisque cela constitue une intrusion dans la sphère de sa vie privée et que ce droit est exclusif et absolu.

    Il existe néanmoins des tempéraments à la nécessité d’obtenir l’autorisation du titulaire du droit à l’image.

    L’autorisation est nécessaire si la personne est pleinement reconnaissable sur l’image. Par conséquent, une photographie d’un groupe de personnes ne nécessite l’octroi d’une autorisation à toutes les personnes présentes sur ladite photographie.

    Toutefois, l’image ne doit pas porter atteinte à la dignité de la personne représentée.

    Qu’est-ce que doit contenir l’autorisation ?

    L’autorisation ne peut être donnée que par la personne à laquelle l’image appartient.

    Concernant les majeurs placés sous tutelle ou curatelle, l’autorisation d’utiliser leur image est donnée par leurs représentants légaux.

    Pour les mineurs, la diffusion ou la reproduction de leur image est autorisée par le ou les titulaires de l’autorité parentale sur eux.  

    En principe, les deux parents du mineur, s’ils exercent tous deux l’autorité parentale, autorisent chacun l’utilisation de l’image de leur enfant. Il n’existe pas d’autorisation partielle.

    Il importe de préciser que l’autorisation peut être tacite ou expresse, oral ou écrit. Toutefois, l’écrit est davantage apprécié.

    L’appréciation de l’acceptation tacite ne peut se déduire de la seule présence d’une personne dans un lieu public.

    La portée de l’autorisation ?

    Une autorisation donnée à un tiers n’est jamais générale et totale. Aussi, l’autorisation doit être encadrée pour un ou des usages bien défini(s) préalablement et elle est nominative.

    L’autorisation est donnée pour un événement ou occasion spécifique et le motif doit être précisé au titulaire de l’image.

    Par ailleurs, l’autorisation doit être donnée pour une durée limitée et fixe et pour un territoire précis.

    Tout ce qui dépasse de la portée de l’autorisation d’exploitation du droit à l’image constitue une violation contractuelle et une atteinte au droit à l’image de la personne.

    Enfin toute violation ouvre droit à réparation du préjudice subi consistant notamment en des dommages et intérêts.

    Pour toutes questions, suggestions ou remarques n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : contact@articlaw.net

  • Quand les youtubers font de la publicité

    Quand les youtubers font de la publicité

    Le site d’hébergement de contenus créé en 2005 est devenu progressivement la plateforme préférée des internautes pour le visionnage des contenus audiovisuels.

    Youtube représente plusieurs millions de visites par jour et plusieurs milliards d’utilisateurs dans le monde.

    Aussi, compte tenu de son impact sur les habitudes de ses utilisateurs, et de la diversité des contenus disponibles sur la plateforme, il ne faisait aucun doute que de nouveaux médias de masse allaient se saisir de cet engouement et proposer des publicités en ligne.

    La publicité sur YouTube s’est progressivement adaptée aux habitudes des internautes et les nouveaux acteurs de Youtube ont surfé sur la tendance pour monétiser leur contenu et percevoir ainsi des revenus.

    Pour ce faire, la publicité ou autres pratiques commerciales sont intégrées dans leurs contenus en proposant des placements de produits, des opérations spéciales, des events ou autres.

    Qu’est-ce qu’on entend par la notion de publicité ?

    Selon les dispositions des articles 6 et suivants de la directive nº 2000/31/CE du 8 juin 2000 sur le commerce électronique, la publicité à travers la notion de « communication commerciale », consiste en  « toute forme de communication destinée à promouvoir, directement ou indirectement, des biens, des services, ou l’image d’une entreprise, d’une organisation ou d’une personne ayant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou exerçant une profession réglementée ».

    Sont exclues les « communications relatives aux biens, aux services ou à l’image de l’entreprise, de l’organisation ou de la personne, élaborées d’une manière indépendante, en particulier lorsqu’elles sont fournies sans contrepartie financière ».

    L’article 20 de la loi nº 2004-575 du 21 juin 2004 « pour la confiance dans l’économie numérique », (transposition de la directive du 8 juin 2000) précise que : « Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée. »

    Enfin, eu égard des apports de la jurisprudence la publicité serait un « moyen d’information destiné à permettre au client potentiel de se faire une opinion sur les caractéristiques des biens ou services qui lui sont proposés » .

    Ainsi, la publicité sert à faire la promotion d’un bien ou d’un service et le message adressé présente un caractère public.

    Néanmoins, la publicité ne peut pas favoriser les pratiques commerciales trompeuses.

    Aussi, les youtubers sont tenus d’une obligation de transparence concernant le financement de leurs vidéos.

    Comment qualifier cette pratique en ligne ?

    Certaines vidéos peuvent être qualifiées de pratiques commerciales et d’autres comme un parrainage, placement de produit ou sponsoring.

    Le contrôle de Youtube sur les contenus semble de plus en plus poussé et activé par des algorithmes.

    Parallèlement, Youtube refuse toute responsabilité quant aux contenus proposés sur sa plateforme.

    Il importe dans un futur proche que certaines solutions soient proposées en ce qui concerne la transparence des contenus diffusés et les pratiques commerciales.

    Cela pourrait consister en une réglementation précise et une régulation par la voie contractuelle et par les usages du nouveau cadre d’internet.

    Les youtubers doivent être informés quant à la portée de leurs usages et donner un consentement éclairé aux diverses propositions commerciales qu’on pourrait leur faire


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  • Blockchain y derechos de autor

    Blockchain y derechos de autor

    Creado en 2008 por Satoshi Nakamoto, la blockchain se utiliza en diferentes campos y sus características interesan cada vez más a todo tipo de profesionales para resolver ciertos problemas. 

    La blockchain también interesa a la propiedad intelectual ofreciéndole la posibilidad de facilitar la protección de creaciones a través de robots informáticos.
    Efectivamente, con los llamados « smart contrats », la tecnología facilita la gestión de los derechos de propiedad intelectual.

    ¿Por qué la Blockchain?

    La blockchain se caracteriza por su velocidad, complejidad, su duración ilimitada en la conservación de transacciones, su papel en la datación, la criptografía puede proteger el secreto de las creaciones y la informaciones, así como la trazabilidad en el registro digital.

    Permite asegurar una transacción y rastrear un bien desde su creación hasta su compra final.

    La blockchain garantiza la autenticidad del bien para el cliente final. Es por ello que se utiliza para certificar un producto (diamante, joya, obras de arte o vinos preciosos).

    También facilita el trabajo de las autoridades aduaneras. Esto facilita la autentificación de los bienes incautados, las facturas y otras pruebas documentales. Del mismo modo es más fácil saber de dónde viene un bien y en qué condiciones se fabricó  

    En el contexto de la creación de un trabajo colectivo o colaborativo, con la blockchain, es más fácil determinar quién contribuyó a la creación y así determinar el porcentaje de contribución de cada persona.

    Así, la blockchain es una herramienta favorable al derecho y a la propiedad intelectual ofreciendo una protección de las obras a menor costo.

    Situación actual…

    Aunque la blockchain no sustituye al procedimiento de registro de marcas, patentes, diseños en la OEPM o la EUIPO, es, no obstante, un requisito previo para la protección de una creación. Durante las fases del proceso creativo, una invención, una idea, un dibujo o un modelo puede datado en el tiempo y así probar la posesión personal de su inventor, lo que le permite explotar su invención a pesar del registro de un tercero  ( CPI , arte. L. 613-7).  

    La datación se utiliza para probar el contenido de una creación. Así, en caso de disputa, el autor podrá presentar ante los tribunales el original de su creación y el « hash » inscrito en blockchain, y proceder así à una comparación de autenticidad.

    Es importante recordar que una creación inscrita en la blockchain puede ser una falsificación. No garantiza ningún derecho de propiedad intelectual sobre el trabajo reclamado. Por lo tanto, cualquier persona puede inscribir una creación que no es suya en la blockchain.

    Del mismo modo, una transferencia de derechos en la blockchain no garantiza que el cedente tenga un derecho sobre la creación.

    Hay que asegurarse de la autenticidad de las informaciones inscritas en la blockchain. Si no se hace, nada puede asegurar que una cesión irregular no pueda figurar en esta

    ¿La Blockchain prueba derechos de un autor?

    No, no demuestra la titularidad de los derechos ya que en ninguna parte es mencionada la identidad del autor. Además, en el futuro, será importante poder verificar la identidad del usuario. Por el momento, sólo se puede registrar la huella criptográfica que incluye las características de una obra.

    ¿En qué contribuye a los diseños y modelos comunitarios no registrados?

    Básicamente, es un sistema flexible de protección que no requiere registro y no requiere ninguna formalidad. La blockchain puede tener poco uso en estos casos. Sin embargo, puede probar la novedad de una creación a través de un sistema de datación que establecerá el día y la hora del registro.

    ¿Se puede utilizar la blockchain para demostrar la existencia de una falsificación?

    Este método permite registrar todas las transacciones y una falsificación puede ser demostrada de varios modos.Permite probar que una persona que no haya inscrito una creación a través de la blockchain no sea el titular de los derechos, debiendo demostrar por otros métodos que se trata del propietario de los mismos.

    En caso de una incautación por falsificación, el demandado podrá demostrar que la propiedad incautada es genuina a través de su inclusión en la blockchain otorgando una precisión en las fechas.

    Así pues, puede ser una prueba admisible ante el juez aunque no sea la prueba perfecta de una falsificación.

    Por otra parte, no tiene más fuerza probatoria que otras pruebas. Además, el juez evaluará caso por caso el valor y el alcance de las pruebas aportadas gracias a la blockchain.

    Lejos de cuestionar el derecho de propiedad intelectual, la blockchain tiene actualmente un papel limitado en el registro de creaciones y en los requisitos legales para la divulgación de obras. También tiene lagunas en la autentificación del contenido de la información registrada a través de su código informático

    Contáctenos si desea más información sobre los derechos de autor:


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  • Los derechos patrimoniales del autor a su creación

    Los derechos patrimoniales del autor a su creación

    En cada obra, el autor tiene un derecho moral y derechos heritage .

    El derecho moral es incesible, perpetuo y personal para la diferencia en los derechos patrimoniales, mientras que los derechos patrimoniales sujeto a ciertas condiciones.

    De hecho, antes de cualquier explotación de la obra, el usuario debe obtener el permiso por escrito del autor y pagar al autor un Remuneración.

    ¿Cuáles son los diferentes derechos patrimoniales?

    Los derechos de patrimonio pueden ser gestionados por el artista o ser confiado a una empresa de derechos de autor que gestiona en nombre y para el el relato del artista de cualquier explotación de la obra.

    Hay tres tipos de derechos patrimoniales.

    • el derecho de reproducción que consiste en autor o prohibir la comunicación de su trabajo en cualquier Qué apoyo y sea cual sea el proceso;
    • el derecho de representación que consiste en el autor para autorizar o prohibir la difusión de su obra al público;
    • el derecho de seguimiento que consiste en un porcentaje decreciente que oscila entre el 4 y el 0,25% del precio de venta de obras de arte originales (específicas para el mercado del arte).

    Los derechos de reproducción y representación son derechos exclusivos. Sólo el autor puede decidir si autoriza o no el uso de de su trabajo, a diferencia de los derechos colectivos.

    ¿Cuáles son los derechos colectivos?

    Los derechos colectivos (derecho a la remuneración) se refieren a ciertos usos del trabajo que no se pueden gestionar individualmente la base del derecho exclusivo del autor.

    La ley prevé expresamente la posibilidad de confiar la gestión de ciertos usos de la obra a las empresas de derecho de autor.

    Recuerde que los derechos colectivos no pueden transferirse a un tercero. Sólo el autor puede recibir una contraprestación financiera resultante de explotación de su trabajo.

    Los derechos colectivos pueden aplicarse a:

    • copia privada (remuneración pagada con ocasión de un registro privado, independientemente del medio)
    • la reimpresión (fotocopia de libro o prensa)
    • TV broadcast

    Contáctenos a través de nuestro Form si desea proteger sus creaciones.



  • Quel statut juridique choisir?

    Quel statut juridique choisir?

    Tous les porteurs de projet ou repreneurs d’entreprise sont, un jour, confrontés à la question du choix du statut juridique de leur future activité.

    Aussi, nous tenterons d’apporter quelques éclaircissements en proposer un statut juridique adapté à chaque situation en prenant en considération certains critères de choix.  

    Travailler seul ou à plusieurs

    Il importe dans un premier temps de déterminer si vous voulez travailler seul ou de vous s’associer avec une ou plusieurs personnes.

    Si vous souhaitez travailler seul, vous pourrez opter pour les statuts juridiques suivants : Micro Entreprise, Entreprise Individuelle (EI), Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL), Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL), et Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU).

    Choisir de créer une micro-entreprise permet de tester une activité sans prendre de grands risques financiers. Il n’y a pas de réel frais à la création et à la fermeture de la société.

    À noter que si vous décider d’opter pour une EURL ou une SASU, vous pourrez à tout moment faire entrer d’autres associés et envisager une transformation de la société (SARL ou SAS).

    Si vous décidez de vous associer à d’autres personnes, vous devrez opter pour une de ces cinq formes : Société à responsabilité limitée (SARL), Société par Actions Simplifiée (SAS), Société Anonyme (SA), Société en Nom Collectif (SAS), et Société d’Exercice Libéral (SEL).

    Protéger son patrimoine privé

    Vous pouvez distinguer votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel.

    Pour se faire, lorsque la structure est faite en nom propre, vous pouvez opter pour l’EIRL (patrimoine affecté) ou une micro entreprise (avec l’option EIRL).

    Si vous choisissez une forme sociétale dont la responsabilité serait limitée au montant des apports, il sera plus opportun d’opter pour les statuts juridiques suivants : La SARL, l’EURL, la SAS ou la SASU, et la SA.

    Il vous appartiendra de veiller à ne pas opter pour une structure dans laquelle les associés sont responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

    L’importance de l’investissement

    Certains projets ont une dimension telle qu’ils nécessitent des investissements importants.

    Généralement, les statuts juridiques appropriés pour de tels projets sont les sociétés de capitaux telles que la société par actions simplifiée (SAS) ou la société anonyme (SA).

    La SAS offre la possibilité de distinguer les catégories d’actions et de prévoir dans les statuts diverses clauses (clause d’agrément, clause d’exclusion, clause d’inaliénabilité) ou pacte d’associés/pacte d’actionnaire.

    Le régime social du dirigeant

    Le dirigeant selon le statut juridique de son entreprise qu’il aura choisi, pourra être assimilé à un salarié ou à non-salarié.

    En effet, le dirigeant d’une SA, SAS, SAS ou le gérant non associé minoritaire ou égalitaire d’une SARL sera assimilé à un salarié. Aussi, il cotisera de la même façon qu’un salarié non-dirigeant (excepté l’assurance-chômage) et bénéficiera de la même protection sociale.

    Inversement, le gérant majoritaire d’une SARL ou d’une EURL, le chef d’entreprise d’une entreprise individuelle, d’une EIRL et les associés d’une société non commerciale sont considérés comme étant des travailleurs non-salariés (TNS) qui doivent cotiser à des caisses spéciales selon le domaine d’activité.

    Bien que les dirigeants assimilés salariés bénéficient d’une meilleure protection sociale que les non-salariés il n’en demeure pas moins que ces derniers peuvent souscrire à des contrats couvrants une multitude de risques.

    À noter que la place du conjoint de l’entrepreneur est également à prendre en compte dans le choix du statut juridique de l’entreprise.

    En effet, le conjoint collaborateur devra participer à l’activité dans le cadre d’une SARL ou d’une EURL et ne devra pas avoir le rôle d’associé dans la SARL.

    Le conjoint pourra être salarié s’il participe à l’activité et fait l’objet d’un contrat de travail (rémunération en adéquation avec le travail réalisé).

    Enfin, le conjoint du dirigeant pourra être associé à la société.

    En ce qui concerne les cotisations sociales, les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés verront leurs cotisations calculées sur la base des rémunérations perçues.

    En revanche, pour les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales sont calculées sur un revenu social.

    Le régime fiscal

    En tant qu’entrepreneur, vous avez le choix entre deux modes d’imposition des bénéfices. À savoir :

    l’impôt sur le revenu

    Dans le cadre d’une entreprise soumise à l’impôt sur le revenu, les associés devront s’acquitter de l’impôt en leur nom et pour leur compte. En principe, les bénéfices seront imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), ou Bénéfices Agricoles (BA) ou Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

    À noter qu’il existe des aménagements selon le chiffre d’affaires.

    Dans le cadre d’une EURL, EIRL, SNC et entreprise individuelle, il est possible d’opter pour l’impôt sur les sociétés.

    l’impôt sur les sociétés

    C’est la société qui s’acquitte de l’impôt et non pas les associés.

    Par contre les associés qui souhaitent percevoir les fruits de leur investissement doivent distribuer les dividendes et sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

    Quelles sont les structures soumises à l’impôt sur les sociétés ? L’EURL, la SARL, la SAS, la SASU, et la SA.

    Exercer une activité réglementée

    Certaines activités ne peuvent être exercées que sous certaines conditions définies par la loi. La loi peut imposer à un entrepreneur d’adopter un statut juridique plutôt qu’un autre qui pourrait lui sembler plus intéressant.

    La volonté d’étendre son activité et d’améliorer sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires

    Si vous envisagez d’étendre votre activité à l’étranger et que vos prestations de service ont vocation à s’élargir, vous bénéficierez d’une meilleure crédibilité en optant pour une forme sociétale (SARL, SAS, SA, SNC, Société en Commandite Simples ou par Actions) plutôt qu’une entreprise d’exercice en nom propre.

    Vous pouvez créer votre société directement sur notre plateforme.

  • Les contrats du e-joueur non salarié

    Les contrats du e-joueur non salarié

    Avec un e-joueur non salarié, il est possible de conclure deux types de contrat.

    • Le contrat de prestation de services

    Le e-joueur peut conclure un contrat de prestation de services avec des entreprises en tant que travailleur indépendant (auto-entrepreneur ou société par actions simplifiée unipersonnelle) ou en tant que personne physique.

    Les prestations de services peuvent consister en des participations à des interviews, à des matchs ou dans la mise en avant des produits de l’entreprise.

    À noter que l’entraînement et la participation à des compétitions de jeux vidéo ne peuvent pas faire l’objet d’un contrat de prestation de services. La pratique de l’e-sport dans le cadre de la compétition nécessite un encadrement strict afin de ne pas être requalifiée en contrat de travail.

    • Le contrat de sponsoring

    Certains joueurs acceptent de contribuer à l’image d’une marque ou d’une entreprise et concluent des contrats de sponsoring ou de parrainage. Il s’agit d’une « convention » par laquelle un sponsor apporte son soutien financier ou matériel à un événement sportif ou à un sportif ou bien encore à une organisation sportive (le sponsorisé), en échange de la promotion d’une image, d’une marque ou de signes distinctifs.

    Le contrat de sponsoring ne nécessite pas d’adopter un statut particulier.

    Par contre, le contrat de sponsoring peut prévoir une exclusivité des droits concédés, des obligations incombant au sponsor et au sponsorisé et la déductibilité des charges d’exploitation (dépenses de sponsoring sportif peuvent être déductibles au titre des charges d’exploitation).

    Comment peut-on protéger la relation contractuelle ?

    Certaines clauses peuvent être insérées dans les deux types de contrat mentionnés afin de protéger les parties.

    Le contrat peut contenir une clause pénale afin de dissuader le e-joueur de rompre le contrat unilatéralement et de façon anticipée.

    Mais la clause pénale ne doit pas être abusive ou manifestement excessive.

    Le contrat peut contenir une clause de dédit selon laquelle une partie au contrat peut se réserver la faculté de se départir du contrat sous réserve de verser une contrepartie financière proportionnée à l’autre partie.

    Enfin, l’entreprise peut insérer une clause de non-concurrence dans le contrat afin d’interdire au joueur de la concurrencer à l’issue du contrat. La clause doit être limitée dans le temps, dans l’espace et prévoir une contrepartie financière.

    Chaque contrat étant différent, il importe d’être vigilant et d’être avisé quant à l’étendue de ses droits. Aussi Articlaw peut vous accompagner dans la rédaction de vos contrats et sécuriser vos actes.

  • Poker : l’imposition des gains

    Poker : l’imposition des gains

    Le Conseil d’État a tenté d’apporter quelques éléments de réponse quant à l’imposition des gains des joueurs de poker.

    Généralement, le jeu de hasard n’est pas une source de profit selon les dispositions de l’article 92 du Code général des impôts.

    Le caractère aléatoire des gains de joueurs joue un rôle important sur la taxation même si la pratique est habituelle. Pour l’heure, aucune disposition légale prévoit leur taxation.

    Par ailleurs, selon les apports de la jurisprudence, le jeu ne peut être considéré comme étant une occupation ou une exploitation lucrative pouvant rentrer dans le calcul de l’impôt sur le revenu.

    Par contre, dès que la maîtrise de joueur est significative, les revenus tirés de cette activité doivent être inclus dans les bénéfices non-commerciaux.

    À titre de rappel, la doctrine administrative 5 G-116 n° 8 61 et 119 et la réponse ministérielle publiée au BOFIP : « sont imposables au titre de la catégorie des bénéfices non-commerciaux, les gains réalisés par les joueurs professionnels dans des conditions permettant de supprimer ou d’atténuer fortement l’aléa normalement inhérent aux jeux de hasard. Cette position est pleinement applicable à la pratique habituelle du jeu de poker, y compris en ligne, dès lors que le jeu de poker ne peut être regardé comme un jeu de pur hasard et sous réserve qu’il soit exercé dans des conditions assimilables à une activité professionnelle ».

    Qu’en est-il de la jurisprudence ?

    Les juridictions ont tendance à prendre en considération l’expérience, la compétence, l’analyse du jeu et la maîtrise du caractère aléatoire du résultat pour pouvoir apprécier la probabilité de percevoir des gains importants ; gains significatifs qui doivent entrer dans la catégorie des bénéfices non-commerciaux.

    Contactez-nous si vous souhaitez avoir plus d’informations sur la fiscalité des gains :

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