Étiquette : YouTube

  • Je cherche une agence Youtubeurs et influenceurs

    Je cherche une agence Youtubeurs et influenceurs

    Voilà, vous être arrivé à décroché le précieux sésame, vous être connu sur la plateforme YouTube !

    Aujourd’hui, vous vous demandez comment vous allez gérer votre carrière tout seul. Pas de panique ! Il existe des agences et des « networks » pour vous assister et organiser votre emploi du temps.

    Quel est le rôle d’une agence ?

    L’agence organise et gère la carrière d’un youtubeur. Elle le guide et l’encadre tout en lui laissant une grande liberté quant au contenu des vidéos postées.

    L’agence n’est pas là pour imposer ses règles, mais pour accompagner le youtubeur dans l’avancement de sa carrière.

    L’agence gère l’aspect administratif, mais aussi gère la distribution et le marketing du contenu des vidéos.

    L’agence permet également au youtubeur de comprendre l’aspect financier de la plateforme YouTube et de l’aider à faire de meilleurs choix de partenariat avec les annonceurs.

    Un agent peut apporter une aide stratégique en faisant partager son expertise en matière de data, de graphisme, de relations avec les marques et les annonceurs.

    Vous voulez qu’un youtubeur présente votre produit, mais vous ne savez pas quels sont les avantages de passer par une agence …

    Passer par une agence présente l’avantage de mettre directement en contact le youtubeur avec l’annonceur. Plus besoin de passer des heures à chercher les coordonnées du youtubeur… quel gain de temps !

    L’agence peut expliquer au youtubeur comment mettre le produit en valeur et le briefer sur la manière de présenter le produit afin de ne pas trop décrédibiliser la marque. L’agence peut trouver cet équilibre entre objectivité et efficacité lors de la présentation du produit.

    Notez que l’agence peut mettre en place des outils de tracking et des fonctionnalités d’animations.

    Elle peut également vous aider pour fédérer des communautés autour de votre produit sur les réseaux sociaux via des relais de la vidéo postée sur YouTube. L’agence peut vous aider à faire venir le youtubeur à des événements.

    Par ailleurs, l’agence peut gérer les contrats et la facturation. Elle peut réduire les risques financiers et juridiques. Elle joue le rôle d’intermédiaire entre le youtubeur et l’influenceur.

    Enfin, faire appel à une agence pour promouvoir son produit par un youtubeur représente un gain de temps et d’énergie.

    Vous pouvez vous consacrer qu’à votre activité et laisser l’agence s’occuper de la promotion de votre produit et gérer les youtubeurs à votre place.

  • On a testé Vimeo

    On a testé Vimeo

    Vimeo est une plateforme de partage de vidéos en ligne, exempte de publicité.
    Cette plateforme suscite un réel intérêt auprès des artistes ou streamers qui souhaitent partager des contenus à moindre coût.

    Pour pouvoir partager des vidéos, il suffit de créer un compte (gratuit s’il s’agit d’un particulier) et d’alimenter ce compte par des vidéos de bonne qualité.

    À noter que le tarif varie selon qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’une organisation à but non lucratif.

    Vimeo est la plateforme idéale pour promouvoir un talent et des compétences via des vidéos de grande qualité.

    Les artistes et streamers ne doivent proposer que des contenus personnels, créés par eux.

    Seuls les comptes Pro peuvent mettre en ligne des vidéos qu’ils n’ont pas créées sous réserve d’être détenteur des droits patrimoniaux (contrat de cession de droits).

    Les vidéos commerciales sont réservées aux comptes Pro.

    Toutefois, les entreprises ne peuvent diffuser des vidéos dans le but de reconduire du trafic sur leur site ou faire de la publicité dans les commentaires, messages privés et forums.

    Pourquoi une entreprise serait intéressée par cette plateforme ?

    Vimeo est une plateforme connue et reconnue pour la qualité de ses contenus. Aussi, publier sur une plateforme où les visiteurs sont de « qualité », peut être un bon moyen de se faire une bonne réputation et éventuellement un bon carnet d’adresses.

    À la différence des autres sites de partage de vidéo, Vimeo est conçu de façon à ce que chaque vidéo soit classée et sélectionnée par des algorithmes facilitant ainsi la recherche.

    Par ailleurs, tout utilisateur peut paramétrer entièrement son compte et contrôler la diffusion de chaque vidéo. Ainsi, il peut protéger son mot de passe, décider de diffuser une vidéo en mode privé ou public, filtrer et sélectionner son public, personnaliser son profil, créer des portfolios et préparer des playlists.

    Ainsi, Vimeo est en tout point une bonne expérience pour le partage de vidéos de qualité.
    Le fait que le paramétrage des vidéos soit personnalisable reste un réel point fort par rapport à ses concurrents.

    Les créatifs peuvent enfin partager leurs créations à travers des contenus de qualité avec un public de premier choix et exigeant.

    Posséder un compte Vimeo en complément d’un compte YouTube est un peu comme la cerise sur un gâteau !

    Articlaw peut vous aider à faire vos premiers pas sur Vimeo et vous permettre de mieux protéger vos vidéos.

    Vous avez tout pour réussir, alors lancez vous !

  • Publicité ciblée sur YouTube …les nouveautés

    Publicité ciblée sur YouTube …les nouveautés

    YouTube tend à optimiser ses services en permettant aux annonceurs d’adapter leurs publicités.

    YouTube semble être un excellent moteur de recherche et offre une mine d’informations à ses utilisateurs.

    Aussi, les annonceurs ont décidé de s’intéresser à ce type de public en les fidélisant à des annonces publicitaires adaptées à leur profil.

    Jusqu’à présent, l’utilisateur avait la possibilité de supprimer les publicités intrusives s’il avait un compte YouTube Premium ou à défaut, de passer la publicité au bout de quelques secondes ou de la regarder jusqu’à la fin.

    Les annonceurs estiment que ce temps d’attente devait être revalorisé via des publicités ciblées, au moyen d’extensions de publicités connectées à des services tiers.

    De cette façon les viewers auront la possibilité d’acheter des biens ou services, tout en visionnant des vidéos.

    Grace à ces extensions, Google devrait augmenter considérablement ses revenus et permettre aux annonceurs de mieux cibler leurs clients en proposant des publicités en lien direct avec le contenu choisi au préalable.

    Pareillement, YouTube, en proposant des publicités intelligentes et contextualisées souhaite casser l’image des spots classiques et insuffler un vent de renouveau en proposant des contenus adaptés à chacun de ses utilisateurs.

    YouTube souhaite véritablement personnaliser son ciblage.

    Cette personnalisation sera également accessible depuis un smartphone (format de publicités interactives, TrueView). On pourra ainsi acheter un vol tout en regardant une vidéo sur son smartphone.

    Pour l’heure, rien n’a été indiqué concernant la portée géographique des premières expérimentations.

    Par conséquent, nous ne savons pas quand ces publicités seront visibles en France.

  • YouTube et son univers impitoyable : quand ça clash entre les youtubers

    YouTube et son univers impitoyable : quand ça clash entre les youtubers

    YouTube, c’est cool, on discute et on partage des contenus amusants, mais bon, quand on ne maîtrise plus son outil de communication, comment fait-on ?

    Depuis quelque temps, de nombreux youtubers se plaignent de contenus haineux, rageurs d’autres youtubers à leur encontre. Cette forme de cyber-harcèlement, consistant en des menaces et critiques, peut être répréhensible par la loi.

    Qu’en est-il de la modération sur YouTube ?

    La plateforme YouTube dispose d’un arsenal de mesures de modération mis en place depuis quelques mois afin de limiter les atteintes aux utilisateurs.

    Toutefois, YouTube peine à réduire le cyber-harcèlement fort présent sur sa plateforme et à suspendre la viralité des atteintes.

    On comprendra que dans les conflits entre youtubers, il ne faut surtout pas s’en mêler au risque de faire l’objet de critiques et de réactions excessives et violentes.

    Certains youtubers se servent de ces « badbuzz » et de ces clashs pour se mettre en avant et se démarquer des autres. Il existe même des chaînes spécialisées dans le « drama » qui parviennent à monétiser leurs contenus et fidéliser un plus grand nombre d’abonnés. Ces chaînes n’hésitent pas à provoquer des clash en usant de propos homophobes et sexistes.

    Pour l’heure, YouTube a du mal à contrôler et à modérer l’ensemble des contenus postés par ses utilisateurs et visionnés par des millions d’abonnés.

    Ces nouvelles vidéos d’attaques sont très plébiscitées parce qu’elles animent des communautés.

    Par ailleurs, même si les utilisateurs reçoivent des « strick », il n’en demeure pas moins que les youtubers continuent de s’insulter sur leurs chaînes.

    Les menaces sont monnaie courante pour ces cyber-harceleurs qui n’hésitent pas à faire de nouvelles victimes sur les comptes Twitter et Twitch.

    À noter que ce type de comportement peut conduire à la suppression définitive d’une chaîne ou d’un compte.

    Cependant, la modération est à deux vitesses. En effet, un compte peut être bloqué, mais le contenu être relayé par des algorithmes sur d’autres supports.

    Comment YouTube peut se prémunir contre ses attaques ? Comment faire face aux critiques ?

    La plateforme YouTube considère que chaque utilisateur doit se responsabiliser et signaler les contenus litigieux.

    Et si on se remettait au droit …

    Généralement, on sera en présence de diffamation ou de dénigrement.

    La diffamation est une allégation ou une imputation d’un fait non vérifié qui peut porter atteinte à l’image d’une personne. Si l’accusation n’est pas vérifiable, on est plus en présence d’une injure.

    Le dénigrement ne porte que sur un produit ou service et ne s’adresse pas directement à la personne ou la société concernée.

    Notons qu’en matière de diffamation, la preuve doit comprendre les propos litigieux. Il appartient à l’accusateur d’apporter la preuve de son atteinte. À noter qu’avant d’engager une procédure, il faut se prémunir de preuves, de documents écrits, visuels ou sonores pouvant crédibiliser un témoignage.

    Il est également possible de saisir les juridictions compétentes par une citation directe si le plaignant connaît l’auteur des faits ou de déposer une main courante auprès d’une gendarmerie ou d’un commissariat.

    Enfin, avant de porter plainte, il faut s’assurer du caractère diffamatoire des propos injurieux.

    On rappellera que la diffamation publique ou non-publique est sanctionnable par une amende et dans certains cas, par une peine de prison.

    En ce qui concerne le dénigrement (qui ne porte que sur des produits ou services), la victime peut porter plainte auprès du TGI si elle apporte la preuve de ses affirmations.

    Si le dénigrement est avéré, la victime pourra obtenir des dommages et intérêts (articles 1382 et 1383 du Code civil).

    Et les injures sur Internet ?

    Il arrive qu’en tant que youtuber vous fassiez l’objet de propos péjoratifs, méprisants de la part d’autres youtubers.

    À noter que si l’injure est adressée à une entreprise ou à un membre du personnel, on est davantage en présence d’une insulte.

    Que faire ? Si l’injure est publique, il s’agit d’un délit (compétence du tribunal correctionnel) et si elle est privée, il s’agit d’une contravention (compétence du tribunal de police).

    Il importe de rappeler qu’une injure publiée sur un réseau social auprès d’un cercle restreint d’amis sera considérée comme non-publique à la différence d’un post publié sur un profil visionnable en mode public.

    La victime peut signaliser toute attaque ou injure auprès de YouTube1 afin que la vidéo soit retirée et que l’utilisateur soit sanctionné. Parallèlement, la victime pourra toujours saisir les autorités compétentes et procéder à une veille permanente des médias sociaux.

     

  • La réutilisation d’une vidéo YouTube

    La réutilisation d’une vidéo YouTube

    Les vidéos mises en ligne sur YouTube sont souvent copiées et publiées sur diverses plateformes sans l’autorisation de leurs auteurs.

    Or, toute vidéo est une œuvre susceptible d’être protégée par le droit d’auteur (article L112-2. 6° du Code de la Propriété Intellectuelle), dès lors qu’elle est originale et porte l’empreinte de la personnalité de son auteur.

    Quels sont les droits dont jouit l’auteur sur sa vidéo ?

    Tout auteur jouit de droits patrimoniaux et d’un droit moral sur son œuvre. En effet, selon les dispositions de l’article L111-1 du Code de la Propriété Intellectuelle « l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. ».

    L’auteur jouit du droit exclusif d’autoriser ou non la reproduction de son œuvre.

    La reproduction consiste en « la fixation matérielle de l’œuvre par tous procédés qui permettent de la communiquer au public d’une manière directe » (article L 122-3 CPI).

    L’auteur peut, au titre de son droit de reproduction, demander une contrepartie financière pour l’utilisation de son œuvre.

    Le droit de reproduction peut être cédé à un tiers via une cession de droits. La cession peut être faite à titre exclusif au bénéfice d’une seule personne ou à titre non-exclusif si l’auteur souhaite continuer à exploiter son œuvre parallèlement à l’exploitation faite par les tiers.

    Par conséquent, toute personne qui désire mettre en ligne une vidéo d’un tiers doit préalablement avoir obtenu l’autorisation de l’auteur pour pouvoir poster la vidéo.

    La demande doit être formulée par écrit et comporter un certain nombre d’informations : la désignation de l’œuvre, les références de l’enregistrement, l’utilisation spécifique, la durée, le support et le territoire de diffusion.

    Enfin, sur n’importe quelle fixation matérielle de l’œuvre, doit figurer le nom de l’auteur de l’œuvre afin de respecter son droit de paternité.

    Quelles sont sanctions encourues ?

    Selon les dispositions de l’article L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

    Poster une vidéo, provenant de YouTube ou de Dailymotion, sans en être autorisé, constitue un acte de contrefaçon susceptible d’être sanctionné par une peine de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

    Par conséquent toute reproduction de vidéo doit être autorisée sous peine d’être sanctionnée, même si la vidéo est accessible à un large public, à titre gratuit.

    L’exception de copie privée

    Selon les dispositions de l’article L.122-5 du Code de Propriété Intellectuelle : « Lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire : Les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, à l’exception des copies des œuvres d’art destinées à être utilisées pour des fins identiques à celles pour lesquelles l’œuvre originale a été créée et des copies d’un logiciel autres que la copie de sauvegarde établie dans les conditions prévues au II de l’article L.122-6-1 ainsi que des copies ou reproductions d’une base de données électronique »

    Par conséquent, il est possible de télécharger une vidéo sans en être autorisé, si la copie est conservée pour un usage personnel et qu’elle n’est pas rediffusée.

    La copie est privée lorsqu’elle bénéficie au cercle de la famille.

    En pratique, l’exception de copie privée peut être remise en cause avec l’arrivée des nouvelles technologies. Il est si facile de réaliser des copies identiques aux originaux !

    Comment utiliser une musique provenant d’une vidéo YouTube ?

    Il existe des logiciels payants qui permettent de sélectionner des extraits de la vidéo, tout en respectant les droits d’auteur.

    Toutefois, il existe un moyen de convertir une vidéo sans mémoriser l’URL. Il s’agit du site SonYouTube.

    Il suffit d’intercaler le mot « son » dans l’URL de la vidéo et de recharger la page. Vous pourrez, ensuite, télécharger le fichier au format MP3, partager le fichier d’origine sur les réseaux sociaux ou l’intégrer à un site, ou bien convertir un nouveau fichier.

    Si vous passez directement par le site SonYouTube, vous pourrez régler certains paramètres de sortie du fichier audio (MP3, OGG, AAC), et choisir la qualité de conversion (320 kbps, 256 kbps, 128 kbps).

  • On m’a supprimé une vidéo sur YouTube …

    On m’a supprimé une vidéo sur YouTube …

    Depuis quelques mois, la plateforme YouTube supprime de nombreuses vidéos jugées inappropriées, dangereuses ou abusives.

    Le traitement des vidéos est réalisé par des algorithmes qui scannent le contenu des vidéos afin de repérer les contenus violents, abusifs ou polémiques. Technologie mise en place en juin 2017, elle a pour but de repérer plus rapidement et plus efficacement les contenus à supprimer.

    Pareillement, YouTube a déployé des outils de filtrage de contenu afin de limiter les atteintes aux droits d’auteur.

    Le système Content ID sert à identifier les contenus susceptibles de porter atteinte aux droits d’auteur. Ce système repose sur une méthode de comparaison, consistant à scanner l’ensemble des pistes audios, vidéos, et images. Dès qu’une ressemblance est établie, le titulaire du compte YouTube est averti et une réclamation peut être formulée.

    Toutefois, ce traitement automatique n’est pas parfait et des erreurs peuvent survenir.

    Quelles sont les règles à respecter ?

    • Respecter le règlement de la communauté
    • Respecter les règles du Copyright
    • Éviter les atteintes au droit d’auteur
    • Éviter d’avoir plus d’une vidéo ayant fait l’objet d’un blocage Content ID dans tous les pays

    Quelles peuvent être les sanctions application en cas de non-respect des règles ?

    Un youtubeur qui ne respecte pas le règlement de la communauté s’expose à un avertissement suivi d’un retrait de vidéo. Le retrait peut être contesté et l’avertissement expire au bout de 90 jours.

    S’il porte atteinte aux droits d’auteur, le titulaire des droits peut demander le retrait de la vidéo.

    Il arrive, toutefois, que l’outil automatique de filtrage retire par erreur une vidéo. Si c’est le cas et que vous avez reçu une notification envoyée par Content ID, vous pouvez faire une réclamation dans laquelle vous démontrerez que l’atteinte n’est pas justifiée.

    L’avertissement expire au bout de 90 jours si aucun autre avertissement est émis.

    Le propriétaire d’un contenu peut utiliser Content ID pour revendiquer ses droits ou demander le blocage d’une vidéo repostée par un tiers, dans tous les pays.

    Un avertissement est alors envoyé au diffuseur de contenu, lui indiquant que son compte risque d’être bloqué à défaut de prendre les mesures nécessaires dans le délai de 30 jours. Sachez qu’il est toujours possible de contester une revendication.

    Quelle est la différence entre un retrait pour atteinte au droit d’auteur et une revendication content ID ?

    Tout propriétaire de contenu peut demander le retrait d’une vidéo dès que celle-ci porte atteinte à ses droits d’auteur ou s’il a accès à Content ID, revendiquer une vidéo et fixer les règles de suivi.

    Le blocage via le système Content ID ne donne pas forcément lieu à un avertissement pour atteinte aux droits d’auteur.

    En principe, le système Content ID repose sur des accords conclus entre YouTube et des partenaires de contenus, propriétaires de fichiers issus de base de données.

    Une revendication Content ID a seulement pour but de suivre ou de monétiser une vidéo. La vidéo n’est pas bloquée, reste en ligne et peut être partagée avec d’autres internautes sous réserve de comporter des éventuelles annonces.

    Une revendication faite par erreur peut être contestée.

    Comment contester une revendication ?

    • Comprendre pourquoi votre vidéo ne suit pas les règles d’utilisation équitable. Le contenu que vous postez est probablement protégé par les droits d’auteur et cause un préjudice au titulaire des droits.
    • Un avertissement pour atteinte aux droits d’auteur n’affecte un compte que pendant quelques mois (6). Durant cette période, vous perdrez accès à certaines fonctions de YouTube et vous serez obligé de suivre une formation de sensibilisation. Au bout de trois avertissements, le compte est supprimé.
    • Vous pouvez contacter l’auteur ou le titulaire des droits afin de trouver un arrangement à l’amiable.
    • Si vous pensez que votre vidéo ne porte pas atteinte aux droits de l’auteur et que l’avertissement n’est, par conséquent, pas justifié, vous pouvez contester le retrait. La demande est traitée assez rapidement.En effet, le youtubeur peut contester la revendication du titulaire des droits d’auteur. Ce dernier dispose d’un délai de 30 jours pour répondre et apporter la preuve qu’il possède bien les droits d’auteur sur l’œuvre diffusée.Le youtubeur a ensuite la possibilité de faire appel si le titulaire des droits d’auteur confirme sa revendication. Durant la phase d’appel, le titulaire des droits d’auteur peut adresser à YouTube une notification de contestation si la vidéo n’est toujours pas retirée. S’ouvrira alors, un nouveau délai de 10 jours ouvrés pour apporter la preuve qu’une action en justice a été intentée afin de maintenir la suppression du contenu

    Notez que la demande de contestation se fait depuis la section des notifications de droit d’auteur se trouvant sur votre compte.

    Comment contester une notification pour atteinte aux droits d’auteur ?

    Il existe une procédure de signalement établie par YouTube afin de sanctionner les atteintes aux droits d’auteur. Pour ce faire, il suffit d’envoyer une notification de retrait pour atteinte aux droits d’auteur.

    Avant de retirer votre vidéo, pensez à utiliser les outils que YouTube vous mettez à votre disposition pour changer le contenu sans pour autant supprimer et retélécharger la vidéo.

    Ayez à l’esprit que vous pouvez partager vos revenus avec le titulaire des droits via le Programme Partenaire YouTube (monétisation des vidéos de reprise).

    Enfin, si vous pensez que la notification est injustifiée et/ou vous êtes titulaire des droits sur le contenu, vous avez 30 jours pour faire une contestation et apporter la preuve que vous être seul titulaire des droits.

  • La protection des mineurs à l’ère du tout numérique

    La protection des mineurs à l’ère du tout numérique

    De nombreuses chaînes YouTube sont gérées et animées par des parents et/ou des enfants, mettant en scène leur quotidien.

    Tous rêvent de célébrité et de succès, oubliant trop souvent les risques auxquels ils s’exposent.

    En effet, la plupart des youtubeurs méconnaissent les dispositions de la Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique et s’exposent involontairement à des sanctions.

    C’est pourquoi, la plateforme YouTube, pour démontrer sa bonne volonté, a mis en place des procédures de signalement et de retrait de contenus dans lesquels apparaissent des mineurs mises en danger.

    Mais, il importe, dans un premier temps, que les parents qui filment leurs enfants se responsabilisent et s’éduquent à ces nouvelles technologies, sous peine d’engager leur responsabilité civile et pénale. Car, la mise en péril de mineur compromettant sa santé, moralité ou son éducation via le contenu des vidéos mis en ligne, exposent leurs auteurs à des sanctions lourdes.

    Parallèlement, de plus en plus d’enfants décident de créer leur chaîne YouTube sans l’accord de leurs parents. Déconnectés de la réalité et bercer par l’idée qu’un jour ils perceront dans le monde des diffuseurs de contenus, ils n’hésitent pas à partager des moments, parfois trop intimes, de leur quotidien. Mais, ont-ils conscience, pour autant, des conséquences de leurs actes ?

    La vigilance est de mise !

    À noter que l’usage de pseudonyme ne les met pas totalement à l’abri. Ils peuvent perdre le contrôle de certaines discussions, trop partager leurs données personnelles ou bien encore être cyberharcelés.

    Comment éviter les dérapages ?

    Il devient essentiel que les parents et/ou les mineurs prennent conscience qu’il existe des dispositions juridiques pour un bon usage de l’Internet, à savoir :

    • Droit à l’image

    Conformément aux dispositions prévues à l’article 9 du code civil, toute personne a « sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale » (CA. Paris, 1re ch., 23 mai 95).

    Par conséquent, un mineur a un droit sur son image et l’utilisation de son image nécessite une autorisation d’un de ses parents ou de son responsable légal.

    À défaut, la publication ou diffusion d’une photo d’un mineur dans un lieu privé, sans y en être préalablement autorisée, sera passible d’une peine d’emprisonnement d’un an et de 45 000 euros d’amende (article 226-1 du code pénal).

    • Droit à l’oubli

    Depuis loi du 7 octobre 2016 pour une République Numérique, il existe un droit à l’effacement des données personnelles des mineurs.

    Ce droit à l’effacement des données personnelles des mineurs n’est soumis à aucune condition. Peu importe que les données en cause soient inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou que la collecte, l’utilisation, la communication ou la conservation soit interdite.

    La révision de l’âge légal ?

    Le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) qui est entré en vigueur le 25 mai 2018, fixe un nouveau cadre légal en ce qui concerne l’âge à partir duquel un mineur peut consentir aux finalités du traitement sans l’autorisation de son représentant légal. Le RGDP fixe l’âge légal à 16 ans.

    Pour les enfants âgés de 13 à 16 ans, le représentant légal de l’enfant doit donner son autorisation pour que le traitement soit licite.

    Par ailleurs, le responsable du traitement doit vérifier que le nouveau cadre légal a été respecté.

    Rappelons que jusqu’à présent, l’âge légal pour pouvoir créer une chaîne YouTube ou un profil sur un ou plusieurs réseaux sociaux était fixé à 13 ans.

    Mais, dans le cadre de l’examen du projet de loi « relatif à la protection des données personnelles », les députés ont fixé à 15 ans la « majorité numérique ». Obligeant ainsi, les jeunes de 13 à 15 ans à demander l’autorisation à leurs responsables légaux.

    Le RGPD fixe la « majorité numérique » à 16 ans, mais autorise les États membres à abaisser le seuil jusqu’à 13 ans.

    Des vidéos de mineurs qui rapportent de l’argent ?

    Sur YouTube, les vidéos peuvent être monétisables. Aussi, créer une chaîne YouTube peut devenir très vite lucratif si les vidéos interpellent et ressemblent des spectateurs.

    Généralement, les parents qui touchent l’argent provenant des diffusions de vidéos déposent ces sommes sur un compte bloqué, accessible par l’enfant à sa majorité.

    Toutefois, pour certains jeunes youtubers, la réalité en est tout autrement.

    Quand un loisir devient progressivement un « travail » dissimulé et abusif…

    Le code du travail encadre les conditions de travail, les horaires, la rémunération des jeunes acteurs et des jeunes mannequins, mais n’encadre pas le travail sur internet.

    Or, des parents font des vidéos de leurs enfants de manière récurrente et en tirent des revenus conséquents, non déclarés, à l’image d’un emploi où seraient réunis une prestation, un lien de subordination et une rémunération.

    Rappelons que l’emploi dissimulé d’un mineur soumis à l’obligation scolaire est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende

    Quel encadrement appliquer à la pratique compétitive de jeux vidéo par les mineurs ?

    La pratique compétitive de jeux vidéo, appelée e-sport, est désormais encadrée par la Loi pour une République Numérique en date du 7 octobre 2016.

    La loi pour une République Numérique vise à sécuriser juridiquement l’organisation de compétitions, à clarifier le statut social des joueurs professionnels et à encourager le développement de l’e-sport en France.

    Le décret n° 2017-871 du 9 mai 2017 relatif à l’organisation des compétitions de jeux vidéo vient compléter la loi sus-mentionnée en fixant les modalités de déclaration des compétitions de e-sport et en réglementant les modalités et conditions de participation des mineurs.

    Ainsi, l’âge minimum, pour pouvoir participer à une compétition, est de 12 ans, sur autorisation écrite des représentants légaux. Les gains perçus par le mineur peuvent être laissés à la disposition de ses représentants légaux par un arrêté ministériel.

    Les enfants de moins de 16 ans sont soumis au même régime que celui des enfants du spectacle, c’est-à-dire, sur autorisation des représentants légaux et du préfet, après avis de la commission.

    Par ailleurs, le montant des récompenses monétaires pour un mineur de moins de 16 ans est remis aux représentants légaux et est fixé par arrêté. Le surplus des gains est reversé par l’organisateur à la Caisse des dépôts et consignations au nom du mineur (jusqu’à sa majorité).

    De même, l’organisateur a l’obligation de déclarer la compétition auprès du service du ministère de l’Intérieur chargé des courses et jeux via un téléservice. Cette déclaration doit être déposée au moins 30 jours avant la date de début de la compétition.

    Enfin, l’organisateur doit signaler la participation d’un mineur de moins de 12 ans et avoir une autorisation du représentant légal. À défaut, l’organisateur encourt une amende de 1500 € (contravention de 5e classe).