Catégorie : Diffuseur de contenus

  • On a testé Flipgrid

    On a testé Flipgrid

    Apparue en 2015, l’application Flipgrid tend à devenir progressivement la référence en matière de partage de courtes vidéos éducatives. En effet, elle a su convaincre plus de 20 millions d’utilisateurs, enseignants et élèves, en proposant des contenus originaux axés vers un contexte éducatif.

    Flipgrid, en pratique ?

    Flipgrid est accessible gratuitement en ligne ou en téléchargeant une application.

    Flipgrip offre un large panel de vidéos réalisées par des enseignants et des élèves qui alimentent quotidiennement une base de données. Ainsi, à la différence d’autres réseaux sociaux de partage de contenus, Flipgrid facilite l’apprentissage, les interactions enseignants-élèves, donne une rétroaction descriptive efficace et permet de créer une grille d’évaluation à associer à la vidéo de chaque élève. Par ailleurs, Flipgrid se présente sous la forme d’un forum où les contenus sont organisés autour de thèmes et présentés en grilles.

    Tout enseignant peut créer ses propres vidéos et proposer un programme éducatif.

    À noter les grilles peuvent être partagées individuellement ou collectivement à des étudiants.

    Seuls les enseignants doivent se créer un compte.

    Flipgrid tend à préserver la vie privée des étudiants et met en place un système de code d’accès pour accéder à une grille et des paramètres de sécurité.

    Comment répondre à un topic, sur Flipgrid, quand on est élève ?

    Il suffit de télécharger l’application et/ou se connecter à son compte. Passé cette première étape, il faut aller dans l’onglet discussion « Faisons connaissance » et le tour est joué !

    À noter qu’un étudiant peut accéder à une grille en entrant un code d’accès sans avoir besoin de se créer un compte.

    Le code d’accès doit être enregistré qu’une seule fois pour accéder à une grille ; Les prochaines connexions ne nécessitant plus de se loguer.

    Flipgrid offre la possibilité à tout étudiant d’accéder à de nombreuses vidéos conçues par des professeurs et de prendre des notes tout au long de la diffusion desdites vidéos.

    D’autres options pédagogiques sont offertes aux étudiants, à savoir : enregistrer leur réponse vidéo ou sous format texte via un lien.

    Comment créer une grid et un topic quand on est enseignant ?

    Pour pouvoir créer des grilles et inviter des étudiants, l’enseignant doit créer un compte et s’identifier.

    À partir de l’onglet « My Grids », l’enseignant peut ajouter de nouvelles grilles et les présenter à des communautés. Ces grilles peuvent être adressées à des groupes d’étudiants afin de favoriser le travail d’équipe ou d’encourager la discussion dans une communauté plus large regroupant plus d’étudiants.

    Une fois que la discussion est lancée, il est possible d’y insérer un déclencheur sous format vidéo. Le topic peut ensuite être complété et alimenté par d’autres participants.

    Pour ce faire, il faut dans un premier temps créer une communauté (grid) et un topic (sujet).

    Dans un deuxième temps, il faut ajouter les modalités et critères de correction.

    Une fois ce que ces étapes ont été réalisées, il ne reste plus qu’à partager le lien du topic et inviter d’autres enseignants et élèves à y répondre.

    Le topic et les réponses favorisent la rétroaction.

    Quelles sont les différentes procédures d’authentification ?

    • La grille publique pour des communautés professionnelles d’apprentissage est librement accessible à toute personne qui dispose d’un code d’accès. Pour enregistrer une vidéo, l’utilisateur doit valider leur adresse courriel ;
    • Le domaine courriel de l’école qui doit être indiqué par l’enseignant ;
    • La liste d’identification des étudiants. Où seuls certains étudiants peuvent accéder à la grille via leur identification.

    Pour aller plus loin ?

    Flipgrid est un excellent outil pour permettre aux enseignants et aux étudiants de communiquer et partager leurs idées et ainsi avancer dans le processus d’apprentissage.

  • Google images et licences

    Google images et licences

    Désormais, vos photographies seront davantage protégées sur le moteur de recherche Google grâce à un filtre. Aussi, les images ne seront plus accessibles aussi facilement qu’avant.

    Quelles sont les nouveautés ?

    Google a ajouté un badge « sous licence » aux photographies devant être protégées. Aussi, en cliquant sur celles-ci, l’internaute accède à une page détaillant le contenu de la licence.

    Par ailleurs, Google a ajouté un filtre permettant de distinguer les images protégées par une licence commerciale des photographies sous licence Creative Commons. Les utilisateurs peuvent ainsi identifier les photos protégées par une licence.

    Quel est l’intérêt ?

    Ces nouveautés visent à protéger les images payantes provenant des banques d’images, les ayants-droit et les utilisateurs du moteur de recherches. En incitant les utilisateurs à acheter une licence pour pouvoir accéder à plus d’images au moyen d’un badge de licence, toutes les photographies sont mieux protégées et plus accessibles librement.

    Google souhaite avant tout montrer à ses utilisateurs qu’il est de bonne foi et qu’il n’est nullement responsable en cas de téléchargement d’une image sous licence depuis le moteur de recherche.

    Enfin, l’ajout du filtre semble profitable pour les ayants-droit quant à l’exploitation de ces licences.

    Comment se présente le badge ?

    Les vignettes apparaissent lors d’une recherche sur Google images pour indiquer quelles images sont disponibles pour une réutilisation et celles qui nécessitent un accord de licence avec le détenteur des droits. L’accord de licence diffère selon le profil du demandeur et de l’usage préconisé de la photographie.

    Toutes les images ne comportent pas les informations de licence aussi le filtre sert à distinguer les photographies entre elles.

    Où se trouve le filtre ?

    Le filtre se trouve dans la barre d’outils en cliquant sur le menu déroulant « Droits d’usage », se trouve l’option « Licences commerciales et d’autres types ».

    Les images n’étant pas assorties de la vignette, demeurent sous licences Creative Commons et doivent respecter les conditions afférentes au contrat. Il n’en demeure pas moins qu’il appartient aux utilisateurs de s’informer quant au contenu de ces licences et de le mettre en application.

    Pour aller plus loin …
  • Doublicat, application deepfake pour devenir une star

    Doublicat, application deepfake pour devenir une star

    Depuis sa sortie, l’application Doublicat connaît un immense succès, mais est-elle sans risque ?

    Pour rappel, Doublicat est une application Deepfake qui permet de personnaliser des GIFs à partir de selfies. Elle est disponible gratuitement sur iOS et Android.

    Une fois téléchargée, elle permet à tout utilisateur de se photographier, de préférence dans diverses poses afin d’alimenter une bibliothèque de photos, permettant ainsi de stocker différents traits du visage, utilisables dans les GIFs et vidéos.

    L’application collecte des informations à partir d’une photo et analyse les traits du visage pour les placer sur un contenu déjà existant.

    Qu’en est-il de la sécurité in-app ?

    Doublicat utilise la reconnaissance faciale pour modifier les images. Aussi, nous pouvons nous interroger quant au contenu de sa politique de confidentialité et de la protection des données à caractère personnel.

    Contrairement à l’application Zao qui disposait de droits « gratuits, irrévocables, permanents et transférables » sur les photos de ses utilisateurs, l’application Doublicat prétend ne pas transférer les contenus à des tiers ni d’utiliser les photos à des fin de reconnaissance faciale.

    Toutefois, selon la politique de confidentialité de Doublicat, l’application se réserve le droit de collecter les photographies prises par un appareil photo quand l’utilisateur se sert de l’application.

    Selon ladite politique de confidentialité, l’application se contenterait de collecter les données relatives aux traits du visage indépendamment des photographies afin de personnaliser uniquement les GIFs et les vidéos via la fonctionnalité de swap.

    Quelle est la durée de conservation des données sur l’application Doublicat ?

    Les photographies sont conservées par Doublicat pendant 24 heures après son édition et les données relatives aux traits du visage sont stockées sur un serveur pendant 30 jours, après la dernière utilisation de l’application.

    Quelle technologie est déployée par l’application Doublicat ?

    Les concepteurs de Doublicat précisent que le contenu téléchargé n’utilise pas la reconnaissance faciale ou des traitements des données biométriques pour l’identification ou l’authentification de l’utilisateur, mais repose sur une collecte de caractéristiques faciales réalisé par l’outil « RefaceAI ».

    La technologie RefaceAI utilise des GAN (Generative Adversarial Network) pour transposer des contenus. Aussi, l’application Doublicat ne modélise pas un visage en 3D, mais en 2D (cf. Reflect de la société NeoCortext).

    En pratique?

    RefaceAI se réserve le droit d’utiliser les « selfies » de ses utilisateurs pour améliorer ses services et ne se prive pas de collecter toutes les informations que ses utilisateurs partagent sur l’application dès leur première utilisation.

    Par conséquent, en utilisant l’ application, l’utilisateur cède indirectement et volontairement ses droits à l’image via le transfert de ses selfies.

    Par ailleurs, en acceptant la politique de confidentialité, l’utilisateur accepte que des revenus puissent être générés par son utilisation de l’application et sur ses selfies par la société.

    Pour toutes questions, suggestions ou remarques n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : contact@articlaw.net

  • Qu’est-ce que TikTok ?

    Qu’est-ce que TikTok ?

    La plateforme la plus « fun » du moment est bien TikTok, pour autant peut-on tout publier sur ce nouveau réseau social ?

    TikTok est une plateforme amusante où se mêlent créativité et liberté d’expression. Les communautés se forment autour de sujets conviviaux et amusants.

    Mais TikTok est un espace de partage pouvant présenter quelques zones d’ombres, d’un point de vue juridique, notamment en ce qui concerne les droits d’auteur, les droits des marques et les droits de propriété intellectuelle à l’égard des tiers.

    À quoi sert l’application TikTok ?

    TikTok est un réseau social où l’on peut poster des vidéos en playback, des challenges, des sketches pour que d’autres utilisateurs puissent regarder, « liker », commenter et suivre des comptes.

    La caractéristique principale de TikTok porte sur les vidéos musicales.

    Quels sont les risques ?

    Tiktok présente un grand attrait auprès des adolescents. La recherche des likes, les poussent à se mettre en scène, parfois à l’extrême. Certains utilisateurs prennent des poses assez provocatrices et subjectives sans se soucier des conséquences.

    Il importe de rappeler que l’accès aux services proposés Tiktok est interdit aux moins de 13 ans. Il n’en demeure pas moins que de jeunes utilisateurs âgés de 10 ans peuvent librement accéder à la plateforme.

    Le contrôle et la modération semblent difficiles à mettre en œuvre comme sur une grande partie des réseaux sociaux.

    Aussi, on peut espérer que des contrôles via des algorithmes spécifiques et des contrôles réels via des agents devraient à moyen terme limiter l’exposition massive des très jeunes utilisateurs sur la plateforme et réduire le cyberharcèlement.

    Concernant les droits d’auteur relatives aux chorégraphies, nous pouvons nous demander si ce type de prestations chorégraphique peut être protégé.

    Comme nous vous l’avions présenté dans un article consacré à cette question, les œuvres chorégraphiques sont protégées en application des dispositions des articles L.112-1 et L.112-2-4° du code de la propriété intellectuelle si elles sont originales et empreintes de la personnalité de son auteur.

    Les chorégraphies sont protégées par le droit d’auteur en tant qu’œuvres de l’esprit, si et seulement si l’auteur démontre que sa chorégraphie est originale, écrite, détaillée et est reflet de sa personnalité.

    Par conséquent, pour certaines chorégraphies, il peut être difficile de définir l’originalité de l’œuvre et l’empreinte personnelle de l’auteur.

    Aussi, identifier quels sont les efforts créatifs opérés dans toutes les vidéos de chorégraphies postées sur TikTok n’est pas toujours évident.

    Qu’en est-il des musiques reprises dans les vidéos personnelles ?

    La musique est au cœur du concept de TikTok, par conséquent la question relative à la protection des droits d’auteur est essentielle quant à la pérennité de cette plateforme.

    L’auteur d’une « œuvre de l’esprit » originale dispose seul d’un droit moral et des droits patrimoniaux sur sa création.

    Son droit moral lui permet de revendiquer la paternité de son œuvre et de contrôler l’usage qui est fait de son œuvre en s’opposant à toute déformation, mutilation ou autre modification réalisée sans son autorisation.

    Ses droits patrimoniaux lui confèrent ainsi qu’à ses ayants droit la possibilité d’obtenir une rémunération en contrepartie de l’exploitation de l’œuvre.

    Il est, par conséquent, interdit d’utiliser l’œuvre d’un auteur sans son autorisation. Cela est d’autant plus valable pour toutes les diffusions ou autres exploitations de musique sur les plateformes de partage de vidéos.

    Nous pouvons, néanmoins, nous demander si l’exception de courte citation (article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle) peut s’appliquer aux vidéos postées de TikTok.

    À titre de rappel, l’exception de courte citation peut jouer si certaines conditions cumulatives sont respectées, à savoir :

    • La citation doit comporter le nom de l’auteur et la source ;
    • La reproduction doit être à l’identique. L’œuvre ne doit être modifiée et dénaturée ;
    • La reproduction doit être partielle et courte. La loi ne définit pas dans quelle mesure la reproduction est autorisée ni ne donne des précisions sur quelle portion de l’œuvre pourrait être reprise sans autorisation. Par conséquent, l’appréciation se fera au cas par cas en tenant compte du contexte, des usages, de la norme et de la longueur de l’œuvre citée, et bien évidemment de la forme et de la longueur de l’œuvre citant, au sein de laquelle l’extrait sera incorporé ;
    • La citation doit être justifiée par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou informatif de l’œuvre à laquelle elle est incorporée. Donc la citation doit venir illustrer des propos présentés dans l’œuvre citante et porter sur l’œuvre citée.

    Au regard des dispositions de l’article L.122-5, les extraits diffusés sur TikTok ne peuvent bénéficier de l’exception de courte citation.

    Et chanter a capella ?

    Chanter a capella peut contourner un outil de détection des infractions au copyright (comme Content ID) mais l’auteur et ses ayants-droits pourront faire valoir leurs droits et engager une action en contrefaçon.

    Les livestreams pendant le confinement ?

    Pendant la crise sanitaire, de nombreux artistes ont décidé de faire partager leurs créations via des livestreams.

    Face à cette situation, la Sacem a décidé de mettre en place un système de répartition de droits, une « rémunération exceptionnelle de droits d’auteurs spécialement adaptée à la diffusion des livestreams ». 

    Les droits d’auteur touchés devraient être calculés en fonction de deux critères : leur durée et le nombre de vues.

    Concernant TikTok, pour l’heure, il n’existe aucun accord avec la Sacem. Aussi, tout laisse à penser que cette question devrait soulever de nombreux débats prochainement. Étant devenue progressivement la plateforme de référence basée sur des vidéos musicales, TikTok devra passer un accord avec le Sacem quant à rémunération de l’utilisation de la musique sur sa plateforme.

    Un système de commerce électronique intégré

    Tiktok possède une fonctionnalité dédiée au site de vente en ligne : « Hastag Challenge Plus ». Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de trouver des produits associés à un Hastag Challenge sponsorisé sur la plateforme.

    Peut-on dépenser de l’argent sur TikTok ?

    Les utilisateurs peuvent acheter de la monnaie virtuelle via de l’argent réel. La monnaie virtuelle permet d’envoyer des émoticônes à d’autres utilisateurs sur des diffusions en direct.

    Est-ce qu’une entreprise en ligne peut promouvoir ses produits via TikTok ?

    Les entreprises peuvent utiliser TikTok pour mettre en avant leurs produits et services. Pour ce faire, elles doivent créer une chaîne et publier des vidéos en lien avec leurs activités. Elles peuvent également faire appel à des influenceurs pour conquérir de nouveaux publics ou faire de la publicité sur la plateforme.

    Pour plus d’informations sur nos expertises et savoir comment nous pouvons accompagner vos projets, contactez-nous à l’adresse suivante : contact@articlaw.net

  • Quand les youtubers font de la publicité

    Quand les youtubers font de la publicité

    Le site d’hébergement de contenus créé en 2005 est devenu progressivement la plateforme préférée des internautes pour le visionnage des contenus audiovisuels.

    Youtube représente plusieurs millions de visites par jour et plusieurs milliards d’utilisateurs dans le monde.

    Aussi, compte tenu de son impact sur les habitudes de ses utilisateurs, et de la diversité des contenus disponibles sur la plateforme, il ne faisait aucun doute que de nouveaux médias de masse allaient se saisir de cet engouement et proposer des publicités en ligne.

    La publicité sur YouTube s’est progressivement adaptée aux habitudes des internautes et les nouveaux acteurs de Youtube ont surfé sur la tendance pour monétiser leur contenu et percevoir ainsi des revenus.

    Pour ce faire, la publicité ou autres pratiques commerciales sont intégrées dans leurs contenus en proposant des placements de produits, des opérations spéciales, des events ou autres.

    Qu’est-ce qu’on entend par la notion de publicité ?

    Selon les dispositions des articles 6 et suivants de la directive nº 2000/31/CE du 8 juin 2000 sur le commerce électronique, la publicité à travers la notion de « communication commerciale », consiste en  « toute forme de communication destinée à promouvoir, directement ou indirectement, des biens, des services, ou l’image d’une entreprise, d’une organisation ou d’une personne ayant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou exerçant une profession réglementée ».

    Sont exclues les « communications relatives aux biens, aux services ou à l’image de l’entreprise, de l’organisation ou de la personne, élaborées d’une manière indépendante, en particulier lorsqu’elles sont fournies sans contrepartie financière ».

    L’article 20 de la loi nº 2004-575 du 21 juin 2004 « pour la confiance dans l’économie numérique », (transposition de la directive du 8 juin 2000) précise que : « Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée. »

    Enfin, eu égard des apports de la jurisprudence la publicité serait un « moyen d’information destiné à permettre au client potentiel de se faire une opinion sur les caractéristiques des biens ou services qui lui sont proposés » .

    Ainsi, la publicité sert à faire la promotion d’un bien ou d’un service et le message adressé présente un caractère public.

    Néanmoins, la publicité ne peut pas favoriser les pratiques commerciales trompeuses.

    Aussi, les youtubers sont tenus d’une obligation de transparence concernant le financement de leurs vidéos.

    Comment qualifier cette pratique en ligne ?

    Certaines vidéos peuvent être qualifiées de pratiques commerciales et d’autres comme un parrainage, placement de produit ou sponsoring.

    Le contrôle de Youtube sur les contenus semble de plus en plus poussé et activé par des algorithmes.

    Parallèlement, Youtube refuse toute responsabilité quant aux contenus proposés sur sa plateforme.

    Il importe dans un futur proche que certaines solutions soient proposées en ce qui concerne la transparence des contenus diffusés et les pratiques commerciales.

    Cela pourrait consister en une réglementation précise et une régulation par la voie contractuelle et par les usages du nouveau cadre d’internet.

    Les youtubers doivent être informés quant à la portée de leurs usages et donner un consentement éclairé aux diverses propositions commerciales qu’on pourrait leur faire


    Pour toutes informations complémentaires contactez-nous à l’adresse suivante : contact@articlaw.net

  • La notion de droit à l’image

    La notion de droit à l’image

    Nous nous attarderons, dans ce présent article, à rappeler en quoi consiste la notion de droit à l’image et sa portée.

    Nous distinguerons l’image des personnes de l’image des biens.

    Peut-on utiliser l’image d’une personne ?

    En principe, si vous souhaitez utiliser l’image de quelqu’un, il est obligatoire de lui demander son autorisation alors même que l’utilisation de cette image n’est pas réalisée dans un but lucratif.

    L’image étant un attribut de la personnalité, elle est protégée au titre du droit au respect de la vie privée et ne peut être utilisée par un tiers sans obtenir un accord du titulaire du droit.

    Obtenir une autorisation est obligatoire, et ce, quel que soit l’endroit où se trouve la personne (lieu public ou lieu privé).

    L’autorisation doit être donnée par écrit et comporter un certain nombre d’informations tel le support sur lequel l’image sera reproduite, la durée pendant laquelle l’image sera exploitée, la délimitation territoriale et l’indemnité compensatrice pour la cession du droit à l’image.

    Est-ce qu’il a des exceptions ?

    Lorsque l’usage de l’image a pour finalité l’information du public, il n’est pas nécessaire d’obtenir l’autorisation de la personne concernée.

    Cette exception ne peut s’appliquer que lorsque l’image est en lien direct avec un fait d’actualité.

    En pratique, les juges du fond apprécient au cas par cas les limites entre droit à l’information et droit à l’image. Ils tiennent compte des éventuelles atteintes que peuvent causer toute exploitation de l’image avant de trancher le litige et rendre leur jugement.

    Notons qu’il n’est pas obligatoire de d’obtenir une autorisation si la personne n’est pas clairement identifiée sur la photographie.

    En ce qui concerne l’image d’un mineur, le consentement ne peut être donné que par un représentant légal ou par le titulaire de l’autorité parentale.


    Enfin, l’image des morts est protégée sur le fondement du préjudice moral. Par conséquent, l’image ne pas porter atteinte à la mémoire du mort ou au respect qui lui est dû.

    Peut-on utiliser l’image d’un bien ?

    Le propriétaire d’un bien ne dispose d’aucun droit exclusif sur l’image de son bien. Il peut, toutefois, s’opposer à une utilisation d’une image de son bien, par un tiers, lorsqu’elle lui cause un trouble anormal (Cour de Cassation, Assemblée plénière, du 7 mai 2004, 02-10.450).

    S’il s’agit d’une œuvre architecturale, l’autorisation sera nécessaire si l’œuvre est le sujet principal de l’image. En tant qu’œuvre de l’esprit, elle est protégée par le droit d’auteur.

    A contrario, si l’œuvre architecturale est un élément secondaire sur l’image, l’autorisation ne sera nécessaire.

    Vous pouvez désormais acheter un contrat de cession de droit à l’image directement sur notre plateforme et être conseillé par nos experts. Pour ce faire, il vous suffit de remplir ce petit questionnaire en 5 minutes : Ici

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  • Je cherche une agence Youtubeurs et influenceurs

    Je cherche une agence Youtubeurs et influenceurs

    Voilà, vous être arrivé à décroché le précieux sésame, vous être connu sur la plateforme YouTube !

    Aujourd’hui, vous vous demandez comment vous allez gérer votre carrière tout seul. Pas de panique ! Il existe des agences et des « networks » pour vous assister et organiser votre emploi du temps.

    Quel est le rôle d’une agence ?

    L’agence organise et gère la carrière d’un youtubeur. Elle le guide et l’encadre tout en lui laissant une grande liberté quant au contenu des vidéos postées.

    L’agence n’est pas là pour imposer ses règles, mais pour accompagner le youtubeur dans l’avancement de sa carrière.

    L’agence gère l’aspect administratif, mais aussi gère la distribution et le marketing du contenu des vidéos.

    L’agence permet également au youtubeur de comprendre l’aspect financier de la plateforme YouTube et de l’aider à faire de meilleurs choix de partenariat avec les annonceurs.

    Un agent peut apporter une aide stratégique en faisant partager son expertise en matière de data, de graphisme, de relations avec les marques et les annonceurs.

    Vous voulez qu’un youtubeur présente votre produit, mais vous ne savez pas quels sont les avantages de passer par une agence …

    Passer par une agence présente l’avantage de mettre directement en contact le youtubeur avec l’annonceur. Plus besoin de passer des heures à chercher les coordonnées du youtubeur… quel gain de temps !

    L’agence peut expliquer au youtubeur comment mettre le produit en valeur et le briefer sur la manière de présenter le produit afin de ne pas trop décrédibiliser la marque. L’agence peut trouver cet équilibre entre objectivité et efficacité lors de la présentation du produit.

    Notez que l’agence peut mettre en place des outils de tracking et des fonctionnalités d’animations.

    Elle peut également vous aider pour fédérer des communautés autour de votre produit sur les réseaux sociaux via des relais de la vidéo postée sur YouTube. L’agence peut vous aider à faire venir le youtubeur à des événements.

    Par ailleurs, l’agence peut gérer les contrats et la facturation. Elle peut réduire les risques financiers et juridiques. Elle joue le rôle d’intermédiaire entre le youtubeur et l’influenceur.

    Enfin, faire appel à une agence pour promouvoir son produit par un youtubeur représente un gain de temps et d’énergie.

    Vous pouvez vous consacrer qu’à votre activité et laisser l’agence s’occuper de la promotion de votre produit et gérer les youtubeurs à votre place.