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  • La fiscalité des joueurs de jeux vidéo : le Cash Prize

    La fiscalité des joueurs de jeux vidéo : le Cash Prize

    Il ne fait plus aucun doute que l’univers des jeux vidéo est un marché à part entière, en plein essor où chaque joueur essaie gagner une partie, un tournoi, ou une compétition.

    Certaines compétitions de jeux vidéo regroupent des milliers de joueurs qui s’affrontent pour remporter le « cash prize » et de nombreuses dotations.

    Le cash prize est un gain d’argent, une récompense donnée à un joueur pour avoir gagné la compétition.

    Cette somme d’argent doit, en principe, être déclarée à l’administration fiscale. Le cash prize doit être imposé.

    Toutefois, un joueur qui gagne ponctuellement et sporadiquement des sommes d’argent provenant de compétitions n’a pas à payer d’impôts sur ces sommes dès lors que celles-ci ne constituent pas sa principale source de revenus.

    Donc seuls les joueurs « professionnels » dont les cash prize constituent leur principale source de revenus doivent déclarer ces sommes.

    Mais il importe de distinguer les joueurs « professionnels » salariés des joueurs « professionnels » prestataires de service :

    – S’ils sont salariés, les cash prize devront être déclarés au titre de l’impôt sur le revenu par le joueur. Parallèlement, ces sommes (dites primes de match) feront l’objet de cotisations sociales et prélèvements fiscaux liés à tout type de contrat de travail.

    – En tant que prestataires de service, les joueurs doivent choisir un statut juridique pour leur structure afin de pouvoir encaisser les gains. Les sommes perçues sont soumises à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés selon la structure juridique choisie.

    Les organisateurs de compétitions doivent être en mesure de tenir une comptabilité afin de pouvoir prouver la réalité de ces sommes et pour pouvoir délivrer au gagnant un récépissé prouvant le versement des fonds.

    Les organisateurs peuvent également être amenés à solliciter une facture auprès des joueurs salariés ou joueurs-prestataires de services afin de pouvoir verser les sommes d’argent.

    À noter que, les sommes obtenues ou versées ne sont pas assujetties à la TVA.

    Retrouvez notre vidéo explicative :
  • YouTube et les droits d’auteur

    YouTube et les droits d’auteur

    La plateforme YouTube a mis en place un outil permettant aux auteurs de contrôler l’utilisation de leurs œuvres par les youtubeurs : l’outil « Content ID ».

    Comment cela se passe-t-il en pratique ?

    Lorsqu’une vidéo est mise en ligne sur YouTube, celle-ci est automatiquement comparée à d’autres fichiers issus d’une base de données. Lorsque le logiciel détecte que la vidéo mise en ligne ressemble à s’y méprendre à une autre musique ou extrait vidéo, YouTube alerte le titulaire des droits d’auteur.

    Une fois alerté, le titulaire des droits d’auteur pourra :

    • Bloquer la vidéo
    • Monétiser la vidéo afin d’en percevoir des revenus (via une publicité)
    • Suivre le nombre de vues de la vidéo

    À noter, qu’il est possible de demander à YouTube de supprimer un compte au bout de plusieurs signalements. Pour ce faire, l’auteur devra être en mesure de fournir la preuve qu’il possède les droits d’auteur du contenu dont il contrôle les droits.

    L’outil Content ID présente de nombreux avantages pour les titulaires de droit. Toutefois, il présente un caractère arbitraire pour les youtubeurs qui voit en lui en simple outil de comparaison de contenus, ne détectant pas les exceptions en droit d’auteur.

    Peut-on contester une demande de retrait ?

    En principe, un youtubeur peut contester la revendication du titulaire des droits d’auteur. Ce dernier dispose d’un délai de 30 jours pour répondre et apporter la preuve qu’il possède bien les droits d’auteur sur l’œuvre diffusée.

    Le youtubeur aura ensuite la possibilité de faire appel, si le titulaire des droits d’auteur confirme sa revendication. Durant la phase d’appel, le titulaire des droits d’auteur pourra adresser à YouTube une notification de contestation si la vidéo n’est toujours pas retirée. S’ouvrira alors, un nouveau délai de 10 jours ouvrés pour apporter la preuve qu’une action en justice a été intentée afin de maintenir la suppression du contenu.

    Comment signaler un contenu mis en ligne ?

    Tout auteur peut signaler un contenu mis en ligne sur YouTube sans utiliser l’outil « Content ID ». Pour ce faire, il doit envoyer une notification de retrait pour atteinte aux droits d’auteur via le site.

    Pour être un bon et exemplaire youtubeur …

    Il n’est pas toujours évident de respecter les droits d’auteur lorsqu’on poste une vidéo ou que l’on veut utiliser dans sa vidéo du contenu créé par d’autres.

    Aussi, prenez l’habitude d’ identifier quels sont les droits qui peuvent porter sur les créations, et de déterminer qui en sont les titulaires. N’hésitez pas à demander des autorisations auprès des créateurs ou de ceux qui détiennent les droits, car si vous agissez sans autorisation, vous prenez des risques !

    Toute exploitation d’œuvres sans l’autorisation de son auteur constitue un acte de contrefaçon, engageant la responsabilité civile et/ou pénale de l’auteur de l’exploitation.

    L’article L.122-5 du Code la Propriété Intellectuelle aménage certaines exceptions à ce droit exclusif de l’auteur. Vous pouvez parfaitement utiliser du contenu protégé en respectant les exceptions légales (la parodie, la caricature, la courte citation, etc.,…).

    >Enfin, rien ne vous empêche d’utiliser du contenu libre de droit (œuvres tombées dans le domaine public ou œuvres diffusées sous licence libre par leurs auteurs) dans vos vidéos.

  • Je souhaite créer une entreprise de jeux vidéo

    Je souhaite créer une entreprise de jeux vidéo

    Le grand jour est arrivé, vous souhaitez vous lancer dans l’aventure de l’entreprenariat, dans le monde du gaming ! Franchissez le pas en suivant nos conseils !

    Il importe dans un premier temps de bien choisir le statut juridique de votre entreprise. Cette étape n’est pas à négliger puisqu’elle conditionnera le développement de votre activité et votre assujettissement à l’impôt.

    Vous pouvez adopter les statuts de micro entreprise, à savoir : l’auto entreprise ou EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) qui permet de distinguer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel. Le statut d’EIRL permet de protéger les biens personnels.

    Le statut d’auto entrepreneur présente l’avantage d’être facile et rapide à mettre en place, à moindre coût.

    Vous avez également la possibilité d’adopter le statut d’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité limitée). L’EURL est une forme de société qui permet de limiter la responsabilité de l’associé unique au montant de ses apports.

    Enfin, vous pouvez adopter le statut de SAS (Société par Actions Simplifiée) s’il y a plusieurs associés ou de SASU si vous être le seul actionnaire.

    La SAS présente un cadre juridique moins rigide, reposant sur un dispositif statutaire étendu et sécurisant, et présentant de nombreux avantages fiscaux.

    Est-il nécessaire de rédiger un Business Plan ?

    Peu importe où vous en êtes dans l’avancement de votre projet, en tant que créateur d’entreprise, il devient de plus en plus nécessaire de faire une étude de marché et de rédiger un Business Plan.

    Le Business Plan permet de clarifier et de présenter le projet auprès des banques ou des organismes de financement. Beaucoup de créateurs d’entreprise obtiennent une aide financière auprès d’associations d’aide à la création d’entreprise grâce à leur Business Plan.

    Le Business Plan permet d’établir des états financiers prévisionnels qui vous permettront de mieux évaluer votre capacité de financement et faire face à d’éventuelles dettes.

    Quelles sont les aides à la création d’entreprise de jeux vidéo ?

    Vous pouvez contacter dans un premier temps le Pôle Emploi afin qu’il puisse vous accompagner dans votre projet. Pôle Emploi déploie assez régulièrement des dispositifs à la création d’entreprise comportant des formations, des accompagnements avec des professionnels et des aides financières.

    Vous pouvez également demander à bénéficier de l’ACCRE, si vous être chômeur créateur ou repreneur d’entreprise, pour être exonéré partiellement et dégressivement des charges sociales pendant quelques trimètres.

    Parallèlement, vous pouvez déposer un dossier de création d’entreprise auprès de certaines régions afin d’obtenir un soutien et/ou des aides financières régionales.

    Enfin, en tant qu’entreprise de création de jeux vidéo vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt sur une partie de vos dépenses se rapportant à la création du jeu. Pour pouvoir bénéficier du crédit d’impôt, le coût de développement du jeu doit être supérieur ou égal à 100.000 € ; le jeu doit être réalisé par des auteurs ou collaborateur français et/ou européen, et le jeu doit être destiné à un large public et être commercialisé auprès de celui-ci.

    Qu’est-ce que vous devez prendre en compte avant de créer votre entreprise de jeux vidéo ?

    Créer une entreprise représente un coût non-négligeable et votre Business Plan sera un parfait indicateur quant au montant de ce coût.

    Vous vous rendrez vite compte qu’au-delà des frais dits « classiques » propre à toute entreprise vous devez prendre compte les rémunérations des créateurs du jeu, les dépenses de personnel, les dépenses de fonctionnement (matériel informatique) et les dépenses de sous-traitance.

    Vous pouvez bien évidemment créer une entreprise de jeux vidéo sans apport personnel et en faisant appel à des investisseurs extérieurs.

    Le montant de l’investissement dépendra de votre savoir-faire et de votre capacité à développer tout seul le jeu vidéo. Si vous faites appel à des développeurs, des scénaristes et à des commerciaux pour promouvoir votre entreprise, vous aurez besoin d’un financement plus conséquent pour pouvoir payer le personnel et subvenir à vos besoins durant les premiers mois de lancement de votre activité.

    Un jeu vidéo est une œuvre de l’esprit protégée par les droits d’auteur. Aussi, vous devez vous assurer, avant de commercialiser le jeu, que l’ensemble des auteurs, qui ont contribué à la création du jeu, vous ont cédé leurs droits sur leurs contributions (contrat de cession de droits d’auteur).

    Pensez à intégrer au « certificat de valeur garantie » un contrat de licence d’utilisation du jeu.

    Participez au circuit de commercialisation de votre jeu ! Appliquez-vous dans la rédaction de vos Conditions Générales de Vente, figurant sur votre site web ainsi dans la rédaction de vos contrats passés avec des prestataires !

    Enfin, avant d’immatriculer le nom de votre entreprise, vous devez vous assurer que le nom que vous avez choisi est disponible. Vous pouvez faire cette recherche à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), via une recherche d’antériorité.

    Une entreprise bien pensée est une entreprise pérenne et rentable !

  • Devenir Streamer de jeux vidéo

    Devenir Streamer de jeux vidéo

    Voici quelques pistes de réflexion pouvant vous aider à démarrer une carrière de streamer …

    Le métier de streamer

    Généralement, « streamer » un jeu vidéo consiste à diffuser une session de jeu sur une plateforme afin qu’un public puisse visionner le jeu. La transmission de session de jeu à une communauté « gaming » est complétée par des commentaires sur les parties effectuées par d’autres joueurs (casteurs) et d’autres sessions de création en lien avec le jeu.

    Les streamers sont en principe des joueurs de haut niveau qui connaissent parfaitement le déroulement des jeux et des tournois. Ce sont des personnes très charismatiques qui savent fédérer un réseau.

    Néanmoins, tout le monde peut devenir streamer et partager du contenu avec la communauté « gaming » dans le but d’échanger autour d’une passion commune.

    Les formes de streaming de jeux vidéo

    Il existe différentes formes de streaming de jeux vidéo :

    • les chaînes qui diffusent toute la journée et permettent aux streamers de se relayer sans interruption. Les grands tournois sont, en principe, retransmis sur ces chaînes à grandes audiences ; Les streamers sont recrutés via des contrats à durée déterminée et peuvent bénéficier d’une assistance de la chaîne qui les emploie.
    • les chaînes pour semi-amateurs qui s’apparentent à la précédente catégorie, mais ne proposent pas de contrat à leurs streamers. Aussi, il est fortement conseillé aux streamers de ces chaînes d’avoir une activité en parallèle ;
    • les chaînes de streamers professionnels (qui font partie d’une grande équipe) ;
    • les chaînes tenues par les joueurs déjà connus via leurs différents profils sur les réseaux sociaux ;
    • les chaînes pour amateurs (tout type de streamers venant de divers horizons).

    Qu’est-ce qu’on attend d’un streamer ?

    Un streamer doit connaître parfaitement l’univers du gaming. Il doit savoir préparer les sessions de jeu, savoir modérer le chat, répondre aux questions et être présent durant les sessions de jeux.

    Ses commentaires et ses choix doivent être pertinents et fédérateurs.

    Il doit présenter les nouveautés en matière de gaming.

    Il doit savoir faire face aux différents problèmes techniques qui peuvent survenir et savoir gérer la diffusion des publicités.

    Comment devenir streamer ?

    Avant de se lancer dans l’aventure du gaming, il est conseillé à toute personne intéressée par le gaming de bien choisir sa plateforme de streaming sur laquelle elle voudrait diffuser du contenu (Twitch, Youtube Gaming Mixer, etc., …).

    Une fois que la plateforme est choisie, il importe de bien préparer un programme de diffusion et de déterminer son type de jeu. Se démarquer sur un jeu peut être une bonne stratégie pour se forger une communauté et fidéliser les viewers.

    Il est essentiel d’investir dans un équipement de qualité (une webcam, micro-casque circum aural ou supra aural, micro USB, micro cardioïde, une interface audio et un port USB) et d’avoir une bonne connexion internet afin de satisfaire les viewers.

    Pareillement, le design d’une chaîne n’est pas à négliger. Plus la présentation sera soignée et agréable et plus les viewers prendront plaisir à visiter votre chaîne.

    Vous pouvez enfin proposer un programme d’affiliation à la plateforme choisie.

    Peut-on gagner sa vie en tant que streamer de jeux vidéo ?

    La majorité des streamers créent leur propre société à défaut de pouvoir signer un CDD ou un CDI.

    Les revenus proviennent en partie de la publicité et des abonnements. À ceci, s’ajoutent des donations qui ne sont guère conséquents. Aussi, on ne saurait trop vous conseiller de participer à des tournois et de créer une chaîne sur YouTube pour générer un complément de revenu.

    Enfin, vous pouvez passer pro en intégrant une grosse structure (Millenium, Eclypsia, Gamers Origin), vous obtiendrez par ce biais un peu plus de visibilité et très vite vous serez propulsé.

  • Droit des brevets

    Droit des brevets

    • La notion de brevet

    Généralement, le brevet est un titre de propriété industrielle délivré par les pouvoirs publics ou bien par une autorité reconnue par l’état. Ce titre confère à son titulaire un monopole temporaire d’exploitation sur son invention durant 20 ans, à compter du dépôt en France et en Europe. Dès lors, le titulaire du brevet dispose d’un droit exclusif, opposable à tous.

    Il sera précisé qu’un brevet sert à positionner l’invention par rapport à l’état de la technique.

    • Le domaine de la brevetabilité

    Le brevet protège une seule invention et il est limité dans le temps et l’espace. Donc chaque invention nécessite un brevet.

    Une invention peut consister en un produit, un procédé ou bien même en une application.

    • Les conditions de la brevetabilité

    En principe, pour être brevetable, une invention doit répondre à trois conditions cumulatives, à savoir :

    – Être nouvelle. La condition de nouveauté est essentielle. En effet, la divulgation volontaire ou involontaire d’un élément de l’invention avant la date de dépôt de la demande de brevet suffit à faire perdre à cette dernière son caractère innovant. Il importe de bien veiller à ce que l’innovation reste confidentielle avant le dépôt.

    – Présenter une activité inventive. Il s’agit de savoir si un homme du métier peut réaliser l’invention à partir de la synthèse des connaissances comprises dans l’état de la technique. L’état de la technique est constitué par tout ce qui a été rendu accessible au public, avant la date de dépôt par une description écrite ou orale, un usage ou tout autre moyen. Le contenu des demandes de brevet ayant une date de dépôt antérieure mais non encore publiées, détruit la nouveauté mais ne porte pas atteinte à l’activité inventive.

    – Faire l’objet d’une application industrielle. L’objet de l’invention doit pouvoir être fabriqué ou être utilisé dans l’industrie. Il importe également de vérifier si l’innovation peut faire l’objet d’une demande de brevet et de s’assurer qu’elle ne porte pas atteinte aux tiers.
    On comprendra que certaines innovations, de par leur nature, ne peuvent pas être brevetables (les découvertes, les théories scientifiques, les présentations d’informations, les méthodes de traitement thérapeutique et chirurgical, les idées …).

    Pourquoi ? Parce qu’une découverte permet d’enrichir le Savoir tandis que l’invention apporte en plus une solution technique.

    Notons que les inventions de logiciels sont brevetables dans certaines conditions.

    On précisera que le brevet et la publication ne s’opposent aucunement, toutefois la publication devra se faire après le dépôt de la demande de brevet, à condition de divulguer uniquement ce qui est contenu dans la demande.

    La procédure de délivrance des brevets:

    Diverses personnes peuvent intervenir dans une demande de dépôt de brevet :

    L’inventeur : pour être qualifié d’inventeur, il faut apporter une contribution substantielle à la réalisation de l’invention. Donc les simples interventions ne sont pas prises en considération.

    Quid de l’employeur qui demande à son salarié d’exécuter une prestation. L’employeur des inventeurs est titulaire des droits patrimoniaux sur l’invention. Mais, il arrive que l’employeur ne soit pas le seul titulaire.

    Les déposants : Ce sont les personnes qui participent activement à la vie et à l’exploitation du brevet. Ces personnes prennent en charge les frais liés au dépôt.

    Ces personnes peuvent être l’employeur de l’inventeur, les partenaires contractuels ou bien encore les tutelles des laboratoires.

    – Un inventeur peut faire appel à un Cabinet de conseil en propriété industrielle. Ce dernier aura pour mission de faire le lien entre les offices de brevets (cf. ci-dessous) et les services de valorisation du titulaire.

    • Comment obtient-on brevet ?

    Généralement, pour obtenir un brevet, il faut déposer une demande de dépôt de brevet auprès d’un office habilité à le délivrer :

    – La demande de brevet français peut se faire auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI).

    – La demande de brevet européen peut être faite auprès de l’Office Européen des Brevets (OEB) ;

    Ce brevet européen peut comporter plusieurs brevets nationaux pour les pays désignés dans la demande de brevet.

    – La demande de brevet internationale peut être réalisée auprès de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) ;

    Le dépôt d’une demande de brevet internationale, dite PCT (Patent Cooperation Treaty), permet de repousser le déclenchement des examens de brevetabilité dans les pays désignés et également de centraliser la procédure de dépôt pour l’ensemble des pays signataires du traité.

    NB : Le titulaire qui souhaite protéger son invention dans d’autres pays a la possibilité de déposer des demandes, pendant un délai d’1 an, « sous priorité » de la première demande de brevet et bénéficier ainsi de l’antériorité de la première date de dépôt.

    Une fois que la demande a été faite, l’office va effectuer tous les actes afférents à la vie du brevet, à savoir :

    • Rédiger le rapport de recherche (qui indique les éventuelles antériorités) ;

    • Publier la demande de brevet ;

    • Envoyer des lettres officielles ;

    • Délivrer le brevet (s’ouvre aux tiers une phase d’opposition administrative au cours de laquelle ils auront la possibilité de s’opposer à la délivrance du titre définitif) ;

    • Faire les relances de paiement annuel des taxes de maintien du brevet (pendant 20 ans après le dépôt de la demande).

    • Les conditions de forme de la demande de brevet

    Un brevet doit comporter un certain nombre d’éléments cumulatifs :

    – Une analyse scientifique qui résume l’innovation (un abstract) ;

    – Une partie descriptive qui présente l’état de la technologie, l’intérêt de l’invention, le contenu scientifique de l’invention. La description doit être rédigée avec beaucoup de précisions parce qu’elle ne pourra pas être modifiée au cours de la procédure de délivrance

    – Des schémas assez précis et détaillés, pour expliquer l’invention ;

    – Les éventuelles revendications qui délimitent le périmètre d’exclusivité et supportent l’invention.

    • La titularité du brevet

    En principe, le titulaire du brevet est le premier déposant. Néanmoins, celui qui possède de bonne foi l’invention et l’exploite sans avoir déposé de demande de brevet dispose d’un « droit de possession personnelle antérieur » qui l’autorise à poursuivre son exploitation par dérogation au monopole du brevet.

    Qui est titulaire de l’invention réalisée par un salarié en exécution de sa mission ?

    Généralement, l’employeur est titulaire des inventions réalisées par son salarié en exécution de sa mission. Toutefois, l’inventeur a droit à un complément de rémunération.

    Il sera précisé que les inventions réalisées en dehors de sa mission appartiennent au salarié.

    • L’aspect financier

    Faire une demande de dépôt de brevet représente un coût non-négligeable. En effet, il faut tenir compte des taxes de dépôt, du versement d’annuité et éventuellement des honoraires du cabinet de conseils pour les traductions de brevets, la recherche d’antériorité, la rédaction des brevets et le suivi de la procédure.

    Notons que le propriétaire d’un brevet peut perdre ses droits sur celui-ci et risque la déchéance s’il ne paie pas la redevance annuelle à la date d’échéance.

    Sources :

    – Traité de coopération en matière de brevets du 19 juin 1970, entré en vigueur en France le 1er juin 1978 ;

    – Traité sur le droit des brevets (PLT), signé le 1er juin 2000 et entré en vigueur le 28 avril 2005 ;

    – Convention sur la délivrance de brevets européens signée le 5 octobre 1973 à Munich et entrée en vigueur le 7 octobre 1977 ;

    – F. Chrétien, Brevet européen à effet unitaire : comment les déposants envisagent-ils de l’utiliser?, Propr. industr., mai 2016, p. 18 ;

    – Articles L. 611-10 c. propr. intell. et suivants ;

    – M.-C. PIATTI, Commerce électronique et propriétés intellectuelles. L’impact des technologies de l’information sur l’évolution des principes juridiques, RTD Com. 2006, p. 1 ;

    – J.-C. GALLOUX, Notion d’invention : exclusion d’une théorie scientifique, RTD Com. 2004, p. 302 ;

    – Ph. GAUDRAT, L’invention informatique : un débat difficile et contourné, RTD Com., 2005. p. 323 ;

    – P. ROUBIER, Le droit de la propriété industrielle, Librairie du Recueil Sirey, Tome 2, 1954, p. 86 ;

    – Cass. com., 26 avr. 2017, 15-29396 : LEPI juil. 2017, obs. F. Herpe ;

    – Cass. com., 20 mars 2007, n° 05-12626 : D. 2007, p. 1087, obs. J. Daleau ;

    – Cass. com., 24 mai 2011, n° 10-15760 : J. Raynard, D. 2012, p. 520 ;

    – E. GUTMANN, Les revendications du brevet : à la croisée de l’invention et de la découverte, in Droits de propriété intellectuelle, Liber amicorum Georges Bonet, Litec, coll. IRPI n° 36, 2010) ;

    – J. AZEMA et J.-C. GALLOUX, Droit de la propriété industrielle, Dalloz, coll. Précis, 7e éd. 2012.

  • Le droit des dessins et modèles

    Le droit des dessins et modèles

    Comment définir les dessins et modèles au sens du droit ?

    Selon les dispositions de l’article 3 du Règlement sur les dessins ou modèles communautaires en date du 12 décembre 2001, les dessins et modèles peuvent être définis comme étant : « l’apparence d’un produit ou d’une partie d’un produit que lui confèrent, en particulier, les caractéristiques des lignes, des contours, des couleurs, de la forme, de la texture et/ou des matériaux du produit lui-même et/ou de son ornementation« .

    Pareillement, l’article L. 511-1 du Code de la propriété intellectuelle définit les dessins et modèles comme : « Peut être protégée à titre de dessin ou modèle l’apparence d’un produit, ou d’une partie de produit, caractérisée en particulier par ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux. Ces caractéristiques peuvent être celles du produit lui-même ou de son ornementation.

    Est regardé comme un produit tout objet industriel ou artisanal, notamment les pièces conçues pour être assemblées en un produit complexe, les emballages, les présentations, les symboles graphiques et les caractères typographiques, à l’exclusion toutefois des programmes d’ordinateur« .

    Par conséquent, on peut définir les dessins ou modèles comme des créations présentées sous une forme esthétique dont les caractéristiques peuvent être les lignes, les contours, les couleurs, la forme, la texture ou les matériaux.

    Comment sont protégés les dessins et modèles ?

    L’ensemble des dessins ou modèles sont protégés par le droit d’auteur, du seul fait de leur création, sans procéder à des formalités de dépôt préalable.

    Toutefois, seuls les dessins ou modèles nouveaux, présentant un caractère propre (l’impression visuelle d’ensemble qu’il suscite chez l’observateur averti diffère de celle produite par tout dessin ou modèle divulgué avant la date de dépôt de la demande d’enregistrement ou avant la date de priorité revendiquée) peuvent faire l’objet, en plus de la protection par le droit d’auteur, d’une protection par le droit des dessins et modèles (Articles L.511-2 et suivant du Code de la propriété intellectuelle).

    Pour ce faire, une demande d’enregistrement (reproduction du dessin ou modèle) doit être déposée à l’Institut National de Propriété Industrielle (INPI).

    L’enregistrement de chaque dessin ou modèle confère à son titulaire le droit de s’opposer à toute exploitation non autorisée du dessin ou modèle.

    Le dépôt confère également au titulaire une date certaine de création et une présomption de propriété sur le dessin ou modèle. C’est notamment sur ce point que le choix de protection par le droit des dessins et modèles en complément de la protection des droits d’auteur, présente un réel intérêt.

    Notons que la durée de la protection est de 5 ans à compter de la date de dépôt, renouvelable par périodes de 5 ans jusqu’à un maximum de 25 ans.

    Enfin, les dessins ou modèles contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs sont exclus de la protection.

    Qui est titulaire des droits sur un dessin ou modèle ?

    En principe, le premier déposant d’un dessin ou modèle est présumé être le créateur. Il est donc le titulaire des droits sur le dessin ou modèle.

    L’exploitation du dessin ou modèle ?

    Le titulaire des droits peut librement exploiter le dessin ou modèle directement ou indirectement. Il peut céder ou licencier tout ou partie de ses droits sur sa création, pour une durée limitée et un territoire déterminé.

    Notons que le titulaire d’un dessin ou modèle est tenu d’inscrire au Registre National des Dessins et Modèles tous les actes modifiant ou transmettant des droits attachés à un dessin ou modèle, sinon les actes en cause ne seront pas opposables aux tiers.

  • Le dépôt de marque (protection d’une marque ou d’une création)

    Le dépôt de marque (protection d’une marque ou d’une création)

    Il importe de rappeler que le dépôt de marque n’est pas obligatoire pour lancer une activité, mais fortement conseillé afin d’éviter d’éventuelles usurpations par les tiers.

    La marque est un signe qui permet de s’identifier auprès de la clientèle et de les fidéliser aux produits ou services.

    Selon la définition donnée par l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), la marque est « un signe permettant de distinguer précisément les produits ou prestations de services d’une entreprise de ceux de ses concurrents. Le signer peut être un mot, un nom, un slogan, un logo, un dessin etc., ou la combinaisons de ces différents éléments ».

    Où peut-on déposer une marque ?

    Une marque française peut être déposée auprès de l’INPI, et une marque communautaire peut être déposée auprès de l’EUIPO. Un seul dépôt européen est valable pour l’ensemble des pays de l’Union européenne. La marque communautaire est un titre unitaire dont les effets de l’annulation sont valables dans l’ensemble des états membres à la différence d’une marque internationale qui est souvent constituée d’un ensemble de marques nationales formant un bloc dont les effets ne sont pas les mêmes d’un pays à un autre.

    Pour un dépôt de marque à l’international, il faut désigner les pays dans lesquels la marque sera protégée et procéder à leur enregistrement dans lesdits pays désignés.

    Combien coûte un dépôt de marque ?

    En France, le coût du dépôt s’élève à 250 Euros pour le dépôt papier ou 210 Euros pour le dépôt électronique. Ce prix englobe un dépôt de la marque dans 1 à 3 classes de produits. Il faut compter 42 Euros pour chaque classe de produits ou services supplémentaires.

    Dans le cadre de l’Europe, le coût d’un dépôt communautaire s’élève à 850 Euros pour un dépôt dans 1 classe de produits, à ceci s’ajoute 50 Euros pour s’inscrire dans une 2e classe de produits et 150 Euros à partir de la 3e classe de produits.

    Toute personne désireuse de déposer une marque peut faire les démarches elle-même. Néanmoins, il est parfois opportun et utile d’être accompagné par un professionnel qui assurera la validité de la marque au regard du droit et du libellé de produits et services choisis.

    Il nécessaire de bien se renseigner en amont du dépôt sur l’ensemble des classes proposées par l’INPI et de bien définir les produits pour lesquels vous envisagez une exploitation.

    Combien de temps une marque est-elle protégée ?

    Une marque peut être protégée indéfiniment, si et seulement si le dépôt est renouvelé tous les 10 ans. Le renouvellement doit s’effectuer dans les six mois précédant le dernier jour du mois anniversaire du dépôt. Passé ce délai, le marque tombe dans le domaine public.

    À noter cependant, que sous-réserve de payer une redevance de retard de 125 Euros, vous aurez la possibilité de disposer d’un délai supplémentaire de six mois pour procéder au renouvellement.

    Les conditions requises pour procéder au dépôt

    Pour pouvoir déposer une marque, vous devez vous assurer que le nom choisi pour la marque soit valable.

    Que faut-il comprendre par « valable » ?

    Le nom choisi doit être disponible et ne pas avoir été déjà déposé comme marque par un tiers pour les mêmes produits ou services. Aussi, pour éviter toute procédure d’opposition, il est conseillé d’effectuer au préalable une recherche d’antériorité. Vous pouvez faire cette recherche par vous-même ou faire appel à un professionnel.

    La marque doit également être distinctive et servir à identifier une origine commerciale précise. La marque ne doit pas décrire le produit visé, ni l’une de ses caractéristiques, mais se distinguer de ce sur quoi elle porte (Exemple : on ne pas déposer « pain » pour désigner du pain).

    Enfin, la marque ne doit créer un doute dans l’esprit du public sur la nature, la qualité, la provenance du produit.

    Que se passe t-il une fois que la marque est déposée ?

    Une fois que la marque est déposée, vous devez l’exploiter. Si vous ne le faites pas pendant 5 ans, vous risquez d’être déchu de vos droits sur la marque.

    Comment exploiter la marque ?

    Vous pouvez exploiter vous-même la marque ou la faire exploiter par un tiers via un contrat de licence exclusif.

    Vous pouvez trouver des modèles de contrats de licence sur notre plateforme. En quelques clics, vous aurez un document personnalisé selon vos besoins et vos attentes.

    N’oubliez pas de bien définir l’étendue du contrat et de l’inscrire à l’INPI pour qu’il puisse être opposable aux tiers.

    Enfin, nous vous invitons à surveiller régulièrement les dépôts réalisés par les tiers afin de réagir rapidement, au moyen d’une action en opposition, si une marque ressemblerait en tout point à la vôtre.