Catégorie : Legal

  • Les principaux contrats de la musique

    Les principaux contrats de la musique

    Vous avez réalisé un disque, mais vous voulez commercialiser votre musique pour en faire profiter un plus grand nombre et sortir de l’ombre. Vous avez raison ! Vous êtes talentueux !

    Sachez qu’un disque se réalise en plusieurs étapes : production, édition et distribution.

    Vous pouvez réaliser ces trois étapes seul ou accompagné par une maison de disques ou label.

    En quoi consistent ces trois étapes ?

    La production consiste à produire une bande son (master). Généralement, le producteur prend en charge les frais d’enregistrement et les frais de production.

    L’étape de l’édition consiste en l’exploitation et la fabrication du support matériel de l’œuvre (par exemple, la création d’un disque et le commercialiser).

    Dans certaines situations, si le producteur et l’éditeur sont deux personnes différentes, le producteur devra signer un contrat avec l’éditeur (contrat de licence).

    Enfin, la distribution du disque est l’étape de commercialisation. La commercialisation se fait dans les magasins et en ligne.

    Quels sont les principaux contrats ?

    • Contrat de management

    L’artiste fait appel à un manager pour avoir des conseils, des avis, des contacts, des recommandations et surtout pour être accompagné sur le développement de sa carrière artistique.

    Le manager gère la carrière de l’artiste.

    En principe, le contrat n’obéit à aucun formalisme et les parties sont libres de déterminer quels sont les droits et obligations devant figurer dans ledit document.

    Toutefois, le contrat doit mentionner que le manager est le représentant personnel et exclusif de l’artiste et qu’il s’engage à faire de son mieux pour mener à bien le développement de sa carrière artistique.

    Le contrat doit également prévoir une contrepartie en faveur du manager. Cette contrepartie peut consister en une rémunération hors taxe de 10 % sur les revenus de l’artiste, selon les dispositions prévues à cet effet par le contrat.

    • Contrat de cession du droit d’adaptation audiovisuelle

    L’auteur autorise toute adaptation de sa création sous la forme d’une œuvre audiovisuelle, durant un temps limité.

    Le contrat lie l’artiste à l’éditeur ; ce dernier s’engage à informer l’auteur de toute demande d’adaptation audiovisuelle et à solliciter l’autorisation de l’auteur avant d’accorder au producteur le droit d’adapter le titre musical.

    À noter que l’accord de l’auteur sur l’adaptation doit être donné par écrit.

    Généralement, l’éditeur pourra le pouvoir d’agir en toutes circonstances et en vue de protéger les droits patrimoniaux et le droit moral de l’auteur de l’œuvre.

    • Le Pacte de préférence

    Le pacte de préférence est conclu entre l’auteur et l’éditeur. Il accorde, durant un temps limité, un droit de préférence en faveur de l’éditeur concernant l’édition d’œuvres futures ou non éditées et déposées à la SACEM au jour de la conclusion du pacte.

    L’auteur s’engage à remettre à l’éditeur les œuvres musicales qu’il aura composées, dès leur achèvement. L’éditeur doit, dans un délai défini par les parties, lever l’option ou ne rien faire s’il refuse l’œuvre. S’il refuse l’œuvre, l’auteur sera de nouveau libre de collaborer avec un autre éditeur.

    En principe, la levée de l’option doit respecter un certain formaliste (tel que par exemple, l’envoi d’une lettre RAR) afin de limiter les éventuelles contestations.

    • Le contrat de cession et édition musicale

    Les droits patrimoniaux sont cédés à l’éditeur en vue d’une exploitation « permanente et suivie » de l’œuvre.

    Les parties sont libres de définir le territoire et la durée du contrat (qui ne pourra jamais excéder le délai de droit commun, à savoir la durée de la vie de l’auteur +70 ans après sa mort).

    Le contrat doit fixer les droits et obligations des deux parties et prévoir une clause de rémunération. En principe, la rémunération sera calculée proportionnellement sur les résultats tirés de l’exploitation de l’œuvre.

    Il est important de prévoir des dispositions relatives à la reddition des comptes et des clauses relatives à la fin du contrat (résiliation, résolution, juridiction compétente en cas de conflit).

    Enfin, le contrat doit comporter en annexe, un mandat en faveur de l’éditeur, afin que ce dernier puisse passer des contrats avec des tiers, procéder aux démarches administratives, agir en justice (en matière de contrefaçon et de concurrence déloyale) et transiger.

    Si vous avez des questions ou vous recherchez un agent artistique, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : contact@articlaw

  • Je cherche une agence Youtubeurs et influenceurs

    Je cherche une agence Youtubeurs et influenceurs

    Voilà, vous être arrivé à décroché le précieux sésame, vous être connu sur la plateforme YouTube !

    Aujourd’hui, vous vous demandez comment vous allez gérer votre carrière tout seul. Pas de panique ! Il existe des agences et des « networks » pour vous assister et organiser votre emploi du temps.

    Quel est le rôle d’une agence ?

    L’agence organise et gère la carrière d’un youtubeur. Elle le guide et l’encadre tout en lui laissant une grande liberté quant au contenu des vidéos postées.

    L’agence n’est pas là pour imposer ses règles, mais pour accompagner le youtubeur dans l’avancement de sa carrière.

    L’agence gère l’aspect administratif, mais aussi gère la distribution et le marketing du contenu des vidéos.

    L’agence permet également au youtubeur de comprendre l’aspect financier de la plateforme YouTube et de l’aider à faire de meilleurs choix de partenariat avec les annonceurs.

    Un agent peut apporter une aide stratégique en faisant partager son expertise en matière de data, de graphisme, de relations avec les marques et les annonceurs.

    Vous voulez qu’un youtubeur présente votre produit, mais vous ne savez pas quels sont les avantages de passer par une agence …

    Passer par une agence présente l’avantage de mettre directement en contact le youtubeur avec l’annonceur. Plus besoin de passer des heures à chercher les coordonnées du youtubeur… quel gain de temps !

    L’agence peut expliquer au youtubeur comment mettre le produit en valeur et le briefer sur la manière de présenter le produit afin de ne pas trop décrédibiliser la marque. L’agence peut trouver cet équilibre entre objectivité et efficacité lors de la présentation du produit.

    Notez que l’agence peut mettre en place des outils de tracking et des fonctionnalités d’animations.

    Elle peut également vous aider pour fédérer des communautés autour de votre produit sur les réseaux sociaux via des relais de la vidéo postée sur YouTube. L’agence peut vous aider à faire venir le youtubeur à des événements.

    Par ailleurs, l’agence peut gérer les contrats et la facturation. Elle peut réduire les risques financiers et juridiques. Elle joue le rôle d’intermédiaire entre le youtubeur et l’influenceur.

    Enfin, faire appel à une agence pour promouvoir son produit par un youtubeur représente un gain de temps et d’énergie.

    Vous pouvez vous consacrer qu’à votre activité et laisser l’agence s’occuper de la promotion de votre produit et gérer les youtubeurs à votre place.

  • Comment peut-on s’auto-éditer ?

    Comment peut-on s’auto-éditer ?

    Beaucoup d’écrivains qui peinent à trouver une maison d’édition décident de s’auto-éditer. Mais en quoi cela consiste t-il ?

    L’auto édition est avant tout une manière de revaloriser la liberté de création de tout auteur. En s’auto-éditant, l’auteur n’a plus à créer, rédiger dans un temps délimité et selon la charte éditoriale d’une maison d’édition.

    Par ailleurs, en s’auto-éditant, l’auteur détient la totalité de ses droits d’auteur : un droit moral et des droits patrimoniaux.

    Aussi, de nombreuses plateformes d’auto édition se développent sur Internet et proposent des services diversifiés en faveur des artistes qu’ils soient déjà connus ou pas encore connus par le grand public.

    Cette prestation de service présente de nombreux avantages et séduit de plus en plus d’écrivains. Beaucoup d’auteurs anonymes ont connu le succès au moyen de l’auto-édition et ont pu, par la suite, être contactés par des maisons d’édition « traditionnelles ».

    Et en pratique …

    L’auteur décide d’éditer tout seul son livre et pour se faire, il prend en charge tous les frais liés aux étapes du processus d’édition (de l’écriture jusqu’à la distribution).

    L’auto édition diffère de l’édition à compte d’auteur, en ce qu’avec l’auto-édition l’auteur s’occupe tout seul des étapes d’édition et de publication.

    L’auteur conserve ses droits d’auteur et fixe lui-même le prix de vente. Aussi, il perçoit l’intégralité des recettes issues de la vente des livres ou un pourcentage des bénéfice s’il vend via une plateforme Internet.

    Vous avez décidé de vous auto-publier, mais vous ne savez pas par où commencer.

    Sachez que dans un premier, il est important de soigner la mise en page du livre et de procéder à toutes les corrections (style, orthographe, grammaire).

    Plus votre livre sera soigné et confortable pour la lecture, et plus vous saurez captiver vos futurs lecteurs.

    Misez également sur une belle couverture qui attire le regard. Pour concevoir une couverture originale, vous pouvez faire appel à un graphiste.

    Il est essentiel de confier à un professionnel l’impression de votre livre. Notez que sur certaines plateformes d’auto édition, vous pouvez imprimer à la demande, au nombre d’exemplaires que vous désirez.

    Il importe de préciser que chaque livre doit être déposé dès qu’il est diffusé au-delà du cercle familial. Il s’agit d’un dépôt légal BNF pour protéger les droits d’auteur de l’écrivain.

    De même, chaque exemplaire d’une même œuvre soumise au dépôt légal doit comporter un numéro ISBN.

    Comment faire la promotion de son livre ?

    En s’auto-éditant, l’auteur accepte de prendre en charge les frais de publicité, de diffusion et de promotion. Ainsi, il doit financer les promotions à l’occasion des salons, séances de dédicaces en librairie et sur Internet.

    L’auteur doit chercher tout seul ses lecteurs potentiels et contacter les salons de livres ou librairies.

    Il peut également faire sa promotion sur les réseaux sociaux.

    Notons que les frais d’expédition sont à prendre en compte dans le calcul du prix de vente du livre.

    En choisissant l’auto-édition en ligne, les frais d’impression, de gestion et d’envoi sont inexistants. La procédure est dématérialisée et simplifiée en choisissant la version numérique.

    Quel est le cadre juridique de l’auto-édition ?

    Pour pouvoir s’auto-éditer, l’auteur doit disposer d’une structure juridique s’il souhaite se verser des droits d’auteur. Bien qu’il ne soit pas obligatoire de créer une société ou une association, l’administration fiscale considère qu’exercer avec une forme juridique offrira à l’auteur plus de garanties.

    Choisir de créer une association présente l’avantage de n’être pas soumis à l’impôt sur les sociétés ni à la taxe professionnelle et à la TVA.

    Toutefois, il faut bien définir quels seront la rémunération et avantages des dirigeants et vérifier l’état de concurrence vis-à-vis des tiers.

    À défaut de pouvoir créer une association, l’auteur peut s’auto-éditer en créant une société (excepté la société en commandite).

    Généralement, les auteurs choisissent de recourir à la SARL ou EURL s’il n’existe qu’un seul associé.

    Les sociétés commerciales sont soumises à la TVA, à l’impôt sur les sociétés et à diverses taxes. De cette façon, l’écrivain peut se verser des droits d’auteur.

  • Les principales failles de sécurité détectées sur les sites web

    Les principales failles de sécurité détectées sur les sites web

    Le présent article a pour but d’attirer votre attention sur les divers manquements et négligences en matière de sécurité qui sont fréquemment constatés afin que vous puissiez les éviter et/ou les corriger.

    Il importe de toujours garder à l’esprit qu’un site mal sécurisé peut avoir des incidences sur la vie privée des personnes concernées et conduire au vol ou à la perte de données personnelles.

    1) Bien choisir son mot de passe

    De nombreux sites web ont un mot de passe très simple et n’ont aucune protection complémentaire. Il est facile pour un hacker de trouver ce mot de passe, après quelques tentatives d’authentification, et d’accéder aux données des utilisateurs.

    Aussi, on ne saurait trop vous conseiller de respecter les recommandations de la CNIL et de choisir un mot de passe bien plus complexe comportant des chiffres, des majuscules et des signes.

    2) Prévoir un mécanisme d’authentification élaboré

    Le site web doit comporter un mécanisme d’authentification combinant un mot de passe complexe et une caractéristique propre à l’utilisateur (empreinte digitale, une signature, etc.).

    3) Contrôler le droit d’accès des clients

    En contrôlant le droit d’accès, il y aura moins de vols de données et l’accès à chaque compte client sera plus sécurisé. L’interface de programmation (API) doit vérifier si chaque requête est légitime.

    4) Chiffrer les données

    Chiffrez les données, les documents et le contenu de votre site. Cela permettra de garantir leur confidentialité en cas de perte ou de vol.

    5) Bien indexer les fichiers dans les moteurs de recherche

    Pour éviter que vos documents confidentiels ou que vos données personnelles soient mal utilisés, limiter l’accès à tout ou partie de votre site aux robots d’indexation en utilisant un robot.txt.

    En utilisant un robot.txt, les moteurs de recherche n’indexeront pas vos contenus.

    Le robot. Txt n’étant pas une mesure de sécurité, il importe de déployer conjointement un dispositif d’authentification et de gérer les droits d’accès.

    6) Rédiger une charte informatique de sensibilisation

    Prenez l’habitude de sensibiliser vos employés à la sécurité informatique. De cette façon, ils sauront faire face à une attaque et sauront davantage informés quant à la sécurité et la protection des données à caractère personnel.

  • L’Art et les avantages fiscaux

    L’Art et les avantages fiscaux

    Investir dans l’art peut présenter de nombreux avantages fiscaux. Alors diversifiez votre portefeuille et votre patrimoine en investissant dans des œuvres d’art.

    Les œuvres d’art deviennent de plus en plus accessibles et variées. Désormais, l’art n’est plus réservé à une catégorie d’individus et tend à se démocratiser, c’est notamment le cas avec le street art, la bande dessinée, la photographie, et le mobilier design, contemporain.

    Quelle fiscalité appliquer à l’achat d’œuvres d’art ?

    Il n’y a pas de franchise de TVA.

    L’acquisition d’objet d’art ou de collection auprès d’une galerie ou d’un antiquaire sera soumise à un taux normal de 20 %.

    L’acquisition d’objet d’art auprès de l’artiste lui-même ou de ses ayants-droit sera, quant à elle, soumise à un taux réduit de 5,5 % (depuis le 1er janvier 2015).

    Le taux réduit de 5,5 % s’applique aux importations d’œuvres d’art (qui sont aussi exonérées de droits de douane).

    La déduction fiscale a été instaurée pour les entreprises qui achètent des œuvres originales d’artistes vivant en vue de les exposer au public.

    Quelle fiscalité appliquer à la revente d’œuvres d’art ?

    La vente d’œuvres d’art présente de nombreux avantages.

    Si l’œuvre vaut moins de 5 000 euros, aucun impôt ne sera appliquer au prix de vente. Ce seuil vaut à chaque œuvre prise indépendamment.

    Si le montant total de la vente excède 5 000 euros, une taxe forfaitaire s’applique proportionnellement au prix de cession ou à la valeur en douane.

    Les personnes non domiciliées fiscalement sur le territoire français et les cessions auprès des musées ou de bibliothèques, présentant un intérêt général, sont exonérés de la taxe.

    Il existe également des exceptions concernent les exportations ou la vente ou l’exportation d’œuvres dont l’artiste a la propriété continue depuis leur création.

    Quels sont les réels avantages fiscaux ?

    Avoir des œuvres d’art représente un investissement qui peut s’apprécier sur du moyen ou long terme. Nous savons que la détention d’œuvres d’art est fiscalement neutre, ce qui permet de pouvoir revendre au moment opportun. En effet, les objets d’art, d’antiquité ou de collection ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune.

    Le fait de pouvoir revendre quand bon nous semble, permet de réaliser une plus-value.

    Enfin, la liste des objets concernés par l’exonération figure au Bulletin officiel des finances publiques.

  • Et si on parlait un peu d’Instagram

    Et si on parlait un peu d’Instagram

    Instagram est une plateforme de partage de photos et de vidéos, accessibles par un large public ou par un groupe restreint d’abonnés, selon le paramétrage.

    Que peut-on poster sur Instagram ?

    • On peut poster toutes les photos ou vidéos dont on est l’auteur ;
    • On ne peut pas poster de contenu appartenant à des tiers sans leur autorisation. Les photos ou vidéos appartenant à des tiers sont protégées par le droit d’auteur ;
    • Même en étant auteur de la photographie ou de la vidéo, il ne doit pas y avoir une atteinte aux droits des tiers.Par conséquent, on ne peut prendre en photo une œuvre d’art sans en demander l’autorisation à l’artiste ou à ses ayants-droit. Il en est de même pour tout type de création.Ainsi, une recette de cuisine ou un plat de cuisine originale peuvent faire l’objet d’une protection par le droit d’auteur.
    • Il importe de veiller au respect du droit à l’image des tiers.

    Est-ce qu’on a des droits sur le contenu que nous postons sur Instagram ?

    En principe, nous demeurons propriétaires des droits d’auteur sur les photographies et vidéos que nous postons sur Instagram.

    Par conséquent, les tiers ne peuvent pas reproduire sur d’autres supports les photos mises en ligne sur Instagram dont ils ne sont pas propriétaires.

    Nous vous invitons à lire les Conditions Générales d’Utilisation de la plateforme de partage afin de connaître l’étendue de vos droits, à savoir :

    « Nous ne revendiquons pas la propriété de votre contenu, mais vous nous en accordez une licence d’utilisation.
    Aucune modification n’est apportée à vos droits sur votre contenu. Nous ne revendiquons pas la propriété du contenu que vous publiez sur le Service ou par son intermédiaire. En lieu et place, lorsque vous partagez, publiez ou téléchargez du contenu couvert par des droits de propriété intellectuelle (comme des photos ou des vidéos) sur ou en rapport avec notre Service, vous nous accordez, par la présente, une licence non-exclusive, gratuite, transférable, sous-licenciable, et mondiale pour héberger, utiliser, distribuer, modifier, exécuter, copier, jouer ou présenter publiquement, traduire et créer des œuvres dérivées de votre contenu (conformément à vos paramètres de confidentialité et d’application). Vous pouvez mettre fin à cette licence à tout moment en supprimant votre contenu ou votre compte. Cependant, le contenu continuera d’apparaître si vous l’avez partagé avec d’autres personnes qui ne l’ont pas supprimé ».

    À noter que cette licence d’utilisation est « transférable » et « sous-licenciable » à des tiers, qui peuvent à leur tour utiliser les photos et/ou vidéos.

    Comment réagir face à une atteinte à mes droits d’auteur ?

    Si vous personne poste un contenu portant atteinte à vos droits, vous pouvez demander le retrait de ce contenu litigieux via un formulaire de signalement.

    En principe, Instagram réagit rapidement en supprimant le contenu ou le profil de la personne a qui appartient ledit contenu.

    En tant qu’hébergeur, la plateforme Instagram engagera sa responsabilité si, après le signalement d’un contenu inapproprié et illicite, elle n’a pas retiré le contenu.

    Enfin, l’auteur de la photo litigieuse demeure responsable de ce qu’il a publié.

  • La répartition des droits d’auteur sur une œuvre musicale

    La répartition des droits d’auteur sur une œuvre musicale

    Vous avez créé un nouveau morceau et vous souhaitez le diffuser lors de soirées en set, mais vous vous demandez combien votre œuvre va vous rapporter au titre des droits d’auteur.

    En principe, la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de musique) perçoit et répartir les droits d’auteur.

    En effet, la Sacem a pour mission de collecter les droits d’auteur auprès des utilisateurs, de recueillir les programmes des œuvres utilisées ou reproduites et de répartir les droits d’auteur entre les ayants-droit.

    La répartition des droits se réalise au moyen de trois procédés : par les relevés d’œuvres diffusées ou reproduites, par sondages, par habitudes de consommation musicale.

    La répartition entre les ayants-droit se fait selon :

    • les droits de représentation où la répartition ne varie pas.

    Pour une œuvre Sacem éditée, 1/3 est versé à l’auteur, 1/3 au compositeur et 1/3 à l’éditeur.

    Pour une œuvre inédite, les droits d’auteur sont versés qu’aux créateurs, à part égale (auteur et compositeur).

    • les droits de reproduction (diffusion via des supports enregistrés).

    Pour une diffusion à la radio, à la télévision, dans les lieux publics et discothèques, la répartition de la part de droit de reproduction ne varie pas.

    Pour une œuvre Sacem éditée, 25 % des droits sont versés à l’auteur, 25 % au compositeur et 50 % à l’éditeur.

    Pour une œuvre inédite, la totalité des droits est versée aux créateurs, à part égale (auteur et compositeur).

    La répartition des droits de reproduction mécanique sur des phonogrammes et/ou vidéogrammes est contractuelle et fixée par les créateurs et l’éditeur de l’œuvre. La clé de répartition figure sur le bulletin de déclaration.

    Qu’en est-il des diffusions de tracks dans les bars ?

    En ce qui concerne les diffusions dans les lieux publics (bars, établissements de danse et spectacle vivant), les propriétaires de ces établissements payent des forfaits à la Sacem au titre des droits d’auteur pour pouvoir être autorisés à diffuser les tracks. Souvent, le calcul se fera à partir du chiffre d’affaires.

    Si les titres d’un seul artiste sont programmés, ce dernier sera le seul à détenir l’intégralité des droits d’auteur après déduction de la commission revenant à la Sacem.

    Si l’artiste à un éditeur, 1/3 des droits reviendront à l’éditeur et il conservera 2/3 des droits.

    Si l’artiste joue plusieurs morceaux d’autres artistes, il pourra obtenir 1/12 des droits des œuvres si l’interprétation diffère des œuvres originales.

    Attention, il est souvent conseillé de signer des contrats d’édition pour chaque titre et non pas des pactes de préférences éditoriaux.

    Et le lien avec la Sacem ?

    Pour pouvoir percevoir vos droits, il est nécessaire de s’inscrire à la Sacem et de déclarer vos titres (programme des œuvres diffusées, programme type, le monitoring de reconnaissance des titres).

    Il existe un délai de versement des droits, variant de 3 à 12 mois entre la collecte et le versement des sommes dues (selon la nature de l’exploitation des œuvres). Chaque versement est accompagné d’un feuillet de répartition des droits selon l’origine de la diffusion et l’exploitation des œuvres.

    On en saurait trop vous recommander de faire appel à un éditeur pour gérer les démarches administratives ou à défaut à vous adresser à un gestionnaire éditorial pour rédiger un contrat de prestation de services.