Catégorie : publications

  • La licence légale

    La licence légale

    Selon les dispositions de l’article 22 de la loi du 3 juillet 1985 codifié à l’article L.214-1 du Code de la propriété intellectuelle (CPI), une licence légale consisterait en :

    « lorsqu’un phonogramme a été publié à des fins de commerce, l’artiste interprète et le producteur ne peuvent s’opposer :
    1 -> A sa communication directe dans un lieu public, dès lors qu’il n’est pas utilisé dans un spectacle ;
    2 -> A sa radiodiffusion et à sa câblo-distribution simultanée et intégrale, ainsi qu’à sa reproduction strictement réservée à ces fins, effectuée par ou pour le compte d’entreprises de communication audiovisuelle en vue de sonoriser leurs programmes propres diffusés sur leur antenne ainsi que sur celles des entreprises de communication audiovisuelle qui acquittent la rémunération équitable.. 
     »

    Ainsi l’artiste-interprète et le producteur de phonogramme autorisent l’exploitation de leurs interprétations et enregistrements.

    L’article L.214-1 du CPI fixe toutefois une limite dite « licence légale » en ce que l’exploitation se fait sans leur consentement, même s’il existe un droit à rémunération.

    Le champ de la licence légale?

    Dès qu’un phonogramme est publié à des fins de commerce (quel que soit le support : CD, DVD, MP3, etc.) les entités telles que les radios et webradios non-interactives, la télévision, les discothèques et les lieux publics sonorisés n’ont pas à obtenir d’autorisation de la part de l’artiste-interprète ou du producteur de phonogramme pour l’exploiter.

    Aussi, l’interprète et le producteur n’ont plus à donner leur autorisation quant à l’exploitation de l’œuvre musicale ; il en est de même pour leurs ayants-droits.

    En quoi consiste la rémunération équitable?

    En contrepartie d’une exploitation libre, les entités versent une redevance dite « rémunération équitable » collectée par la SPRE (Société pour la Perception de la Rémunération Équitable) qui la reverse à divers organismes gérant les droits des artistes-interprètes et des producteurs de photogramme.

    En principe, la rémunération équitable est proportionnelle aux recettes d’exploitation quand la musique constitue un élément essentiel de l’activité ou bien forfaitaire quand la musique est diffusée dans un lieu public sonorisé et constitue un élément accessoire.

    La SACEM peut intervenir afin d’assurer la collecte de la rémunération équitable pour le compte de la SPRE en ce qui concerne les lieux publics sonorisés.

    À noter que les auteurs et les compositeurs ne peuvent s’opposer à la diffusion de leurs œuvres si celles-ci ont été préalablement mises en vente dans le commerce.

    Les auteurs, les compositeurs et les éditeurs de musiques ne sont pas directement visés par la rémunération équitable. Toutefois, pour toute diffusion de leur musique, ils perçoivent une somme d’argent par leur SPRD (société de perception et de répartition des droits).

    Il importe de rappeler que les dispositions de l’article L.214-1 du CPI ne s’applique que pour la communication directe dans un lieu public, la radiodiffusion et la distribution par câble simultanée. En effet, selon les apports de la jurisprudence, nous pouvons en déduire que les dispositions de l’article L.214-1 du CPI ne s’appliquent pas aux actes de reproduction ni aux usages de phonogrammes pour sonoriser des génériques d’émission ou des bandes-annonces télévisuelles.

    Pour plus d’informations, contactez-nous à l’adresse suivante : contact@articlaw.net

  • On a testé Flipgrid

    On a testé Flipgrid

    Apparue en 2015, l’application Flipgrid tend à devenir progressivement la référence en matière de partage de courtes vidéos éducatives. En effet, elle a su convaincre plus de 20 millions d’utilisateurs, enseignants et élèves, en proposant des contenus originaux axés vers un contexte éducatif.

    Flipgrid, en pratique ?

    Flipgrid est accessible gratuitement en ligne ou en téléchargeant une application.

    Flipgrip offre un large panel de vidéos réalisées par des enseignants et des élèves qui alimentent quotidiennement une base de données. Ainsi, à la différence d’autres réseaux sociaux de partage de contenus, Flipgrid facilite l’apprentissage, les interactions enseignants-élèves, donne une rétroaction descriptive efficace et permet de créer une grille d’évaluation à associer à la vidéo de chaque élève. Par ailleurs, Flipgrid se présente sous la forme d’un forum où les contenus sont organisés autour de thèmes et présentés en grilles.

    Tout enseignant peut créer ses propres vidéos et proposer un programme éducatif.

    À noter les grilles peuvent être partagées individuellement ou collectivement à des étudiants.

    Seuls les enseignants doivent se créer un compte.

    Flipgrid tend à préserver la vie privée des étudiants et met en place un système de code d’accès pour accéder à une grille et des paramètres de sécurité.

    Comment répondre à un topic, sur Flipgrid, quand on est élève ?

    Il suffit de télécharger l’application et/ou se connecter à son compte. Passé cette première étape, il faut aller dans l’onglet discussion « Faisons connaissance » et le tour est joué !

    À noter qu’un étudiant peut accéder à une grille en entrant un code d’accès sans avoir besoin de se créer un compte.

    Le code d’accès doit être enregistré qu’une seule fois pour accéder à une grille ; Les prochaines connexions ne nécessitant plus de se loguer.

    Flipgrid offre la possibilité à tout étudiant d’accéder à de nombreuses vidéos conçues par des professeurs et de prendre des notes tout au long de la diffusion desdites vidéos.

    D’autres options pédagogiques sont offertes aux étudiants, à savoir : enregistrer leur réponse vidéo ou sous format texte via un lien.

    Comment créer une grid et un topic quand on est enseignant ?

    Pour pouvoir créer des grilles et inviter des étudiants, l’enseignant doit créer un compte et s’identifier.

    À partir de l’onglet « My Grids », l’enseignant peut ajouter de nouvelles grilles et les présenter à des communautés. Ces grilles peuvent être adressées à des groupes d’étudiants afin de favoriser le travail d’équipe ou d’encourager la discussion dans une communauté plus large regroupant plus d’étudiants.

    Une fois que la discussion est lancée, il est possible d’y insérer un déclencheur sous format vidéo. Le topic peut ensuite être complété et alimenté par d’autres participants.

    Pour ce faire, il faut dans un premier temps créer une communauté (grid) et un topic (sujet).

    Dans un deuxième temps, il faut ajouter les modalités et critères de correction.

    Une fois ce que ces étapes ont été réalisées, il ne reste plus qu’à partager le lien du topic et inviter d’autres enseignants et élèves à y répondre.

    Le topic et les réponses favorisent la rétroaction.

    Quelles sont les différentes procédures d’authentification ?

    • La grille publique pour des communautés professionnelles d’apprentissage est librement accessible à toute personne qui dispose d’un code d’accès. Pour enregistrer une vidéo, l’utilisateur doit valider leur adresse courriel ;
    • Le domaine courriel de l’école qui doit être indiqué par l’enseignant ;
    • La liste d’identification des étudiants. Où seuls certains étudiants peuvent accéder à la grille via leur identification.

    Pour aller plus loin ?

    Flipgrid est un excellent outil pour permettre aux enseignants et aux étudiants de communiquer et partager leurs idées et ainsi avancer dans le processus d’apprentissage.

  • Stratégie européenne pour les données

    Stratégie européenne pour les données

    La Commission européenne a dévoilé le 25 novembre dernier une proposition de règlement sur la gouvernance des données visant à encadrer la réutilisation des données protégées des organisations publiques et le partage de données par des organisations privées.

    Depuis le 19 février 2020, la Commission européenne avait annoncé sa volonté de mettre en place une stratégie européenne pour les données : Governance Data Act.

    Ces nouvelles règles en matière de gouvernance des données ont pour objectif de faciliter le partage des données pour un usage non commercial dans l’ensemble de l’Union européenne.

    La Commission européenne via sa proposition de règlement sur la gouvernance des données entend apporter quelques précisions sur la qualification de « donnée ». Selon elle, une donnée consiste en « toute représentation numérique d’actes, de faits ou d’informations et toute compilation de ces actes, faits ou informations, notamment sous la forme d’enregistrements sonores, visuels ou audiovisuels ». Ainsi, une donnée peut consister en une donnée à caractère personnel ou non, une donnée soumise au secret des affaires ou bien une donnée soumise au droit de la propriété intellectuelle.

    Le règlement insiste sur trois aspects relatifs aux données :

    • la réutilisation de certaines catégories de données détenues par des organismes du secteur public (l’Etat, les autorités régionales ou locales, les organismes de droit public ou les associations formées par un ou plusieurs de ces autorités ou organismes de droit public) ;
       
    • la notification et surveillance pour la fourniture de services de partage de données ;
       
    • l’enregistrement volontaire des entités qui collectent et traitent les données mises à disposition à des fins altruistes.

    En pratique ?

    La proposition de règlement prévoit les conditions de réutilisation de certaines catégories de données détenues par des personnes physiques ou morales « à des fins commerciales ou non commerciales autres que l’objectif initial de la mission de service public pour lequel les données ont été produites ». Ainsi, le dispositif ne crée pas une obligation d’autoriser la réutilisation des données, mais une interdiction de conclure des accords ayant pour effet d’octroyer des droits exclusifs sur ces données ou d’en restreindre leur disponibilité.

    Ce sont les organismes du secteur public de fixer les conditions de réutilisation en veillant à ce que celles-ci ne soient pas discriminatoires mais proportionnées et objectivement justifiées. Des conditions supplémentaires peuvent être imposées telles que l’anonymisation, la pseudonymisation de données à caractère personnel, la suppression des informations commerciales confidentielles et imposer des exigences relatives aux conditions d’hébergement.

    Ces mêmes organismes doivent imposer des conditions relatives à l’intégrité des systèmes de traitement avec un droit de regard.

    Les nouvelles mesures relatives à la notification et la surveillance pour la fourniture de services de partage de données ne s’appliquent qu’aux acteurs privés qui souhaitent devenir intermédiaires entre les détenteurs de données ou personnes concernées et les utilisateurs de données ou, ceux qui souhaitent se constituer en des services de coopérative de données afin de donner plus de moyens aux TPE-PME d’accéder aux données sont concernés.

    Pour ce faire, il faut notifier l’intention de fournir ces services auprès de l’autorité compétente de l’Etat membre de l’établissement principal ou de celui du représentant légal au sein de l’Union en cas d’établissement hors de l’Union européenne. La notification permet d’exercer l’activité.

    Afin de garantir la neutralité, l’intermédiaire de partage de données ne peut pas utiliser les données pour son propre compte et doit se conformer à des exigences strictes.

    Parallèlement, les autorités publiques devront veiller au respect des exigences et la Commission devra tenir un registre des intermédiaires de données.

    À noter que les activités de ces prestataires seront encadrées par des autorités désignées par les États membres dans les conditions fixées par la proposition de règlement.

    Enfin, l’organisation doit s’enregistrer auprès d’un registre tenu par les autorités compétentes désignées.

    Afin d’exercer cette activité, l’organisation doit s’enregistrer auprès d’un registre tenu par les autorités compétentes désignées. Cette activité doit s’exercer en toute transparence. Aussi, l’entité juridique doit être constituée pour répondre à un besoin d’intérêt général, avoir un but non lucratif et promouvoir des activités liées à l’altruisme.

    Bien évidemment, le « formulaire modulaire » peut être adapté aux besoins de chaque secteur et en fonction d’objectifs spécifiques.

    D’autres propositions relatives aux espaces sectoriels de données devraient être présentées en 2021, complétées par un acte législatif sur les données.

    Pour plus d’informations, contactez-nous sans attendre !
  • L’évolution de l’Esport en France

    L’évolution de l’Esport en France

    Depuis quelques années, l’Esport, phénomène à la mode, tend à devenir progressivement un « sport » comme un autre, et notamment pour la nouvelle génération.

    Quel est le cadre juridique de l’Esport ?

    Depuis 2010, un travail de réflexion a été réalisé par de nombreuses associations autour de l’encadrement juridique de l’Esport.

    Il faudra néanmoins attendre mars 2016 pour que l’Esport soit baptisé « E-sport, la pratique compétitive du jeu vidéo ».

    Les travaux de Rudy Salles et de Jérôme Durain ont été par la suite été intégrés à la Loi pour une République Numérique aux articles 101 et 102. Il s’agit de la première consécration du régime juridique autonome de l’Esport.

    Bien que le législateur refuse de qualifier l’Esport de sport, il n’en demeure pas moins qu’il a souhaité davantage encadrer cette activité et permettre aux organisateurs de jeu vidéo et aux joueurs professionnels de bénéficier des dispositions du Code de la sécurité intérieur et du Code du travail afin d’améliorer et de sécuriser leur activité.

    Pour l’heure, le régime juridique semble être l’autorégulation. Aussi, il appartient aux professionnels de l’Esport de se responsabiliser et d’encadrer juridiquement les compétitions de jeux vidéo, notamment avec la passation de contrats et conventions.

    Qui sont les acteurs de l’Esport ?

    Il n’existe pas a proprement parlé de profil type. Néanmoins, tous ont comme passion les jeux vidéo.

    L’univers de l’Esport est aussi passionnant qu’il offre de nombreuses perspectives et opportunités professionnelles.

    Nous nous contenterons de revenir sur certains métiers facilement identifiables :

    • Le joueur professionnel qui se distingue du joueur amateur, eu égard à ses performances, son endurance face aux entraînements, ses préparations physiques et mentales, mais également par ses régimes alimentaires et ses participations à de nombreux événements et activités en lien avec une pratique compétitive. Le joueur professionnel a su faire de sa passion un travail à temps plein, un travail rémunéré. Dès lors, il lui est demandé de gérer sa carrière professionnelle avec professionnalisme.
    • L’Esport manager s’occupe de l’organisation et de la gestion des compétitions et des carrières des joueurs qui souhaitent simplement s’adonner à leur passion. En tant que manager, il doit veiller quotidiennement à la carrière des joueurs, les conseiller, développer des réseaux professionnels et préparer les compétitions.
    • Les commentateurs Esportifs tels que les streamers, les Youtubers et autres utilisateurs de plateformes permettent de rendre plus accessibles les compétitions. Ils font de chaque compétition un véritable événement. Ils ont un rôle clé quant au bon déroulement des compétitions et tendent à démocratiser l’accès à l’Esport pour tous.

    La liste des métiers est bien évidemment bien plus longue que celle que nous venons d’énumérer.

    Quel avenir pour l’Esport en France ?

    Depuis mars 2016, l’Etat a, à de multiples reprises, manifesté son intérêt pour l’encadrement et l’aide au développement des compétitions de jeu vidéo.

    En octobre 2019, dans le cadre d’un salon dédié au gaming, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique et le ministre des Sports ont présenté leur « stratégie nationale de développement u secteur de l’Esport ».

    À noter qu’une feuille de route interministérielle a été préparée par la direction générale des entreprises, la direction des Sports et l’association France Esport afin de mieux structurer l’Esport en France.

    L’Esport soulève de nombreuses problématiques auxquelles les gouvernances et les différents acteurs devront tenter d’apporter des éléments de réponses.

    Il importera également de mettre en place un encadrement juridique pour la monétisation des jeux vidéo et sécurisation des compétition afin de limiter la tricherie et le dopage.

    Les formations des joueurs 

    La formation des joueurs peut être une bonne façon de mieux encadrer et de former les futurs joueurs.

    Bien évidemment, ces formations devront être adaptées aux besoins et aux performances dans l’Esport des joueurs en leur permettant de suivre des enseignements de qualité dès la fin du lycée. Ces mêmes formations devraient prendre en considération les nouveaux métiers émergents en lien avec l’évolution des compétitions de jeux vidéo afin de mieux former les professions d’encadrement.

    Pour aller plus loin : contact@articlaw.net

  • Symbole copyright, trademark, comment les utiliser?

    Symbole copyright, trademark, comment les utiliser?

    Beaucoup de créatifs apposent sur les créations des symboles pour informer les tiers que celles-ci sont protégées par les droits d’auteur. Que signifient ces symboles ?

    Quels sont différents symboles que nous pouvons rencontrer ?

    • ® : ce symbole permet au déposant d’informer les tiers que sa marque a été enregistrée auprès d’une autorité compétence (exemple : la CNIL en France) ;
    • TM : ce symbole permet d’indiquer que la marque de produits n’est pas enregistrée ou est déposée que dans certains pays ;
    • © : ce symbole sert à indiquer que la création est assortie du « Copyright » suivie de l’année de publication et du nom du propriétaire des droits.

    Est-ce nécessaire d’apposer ces symboles sur les créations ?

    Ces symboles n’ont pas vraiment de valeur juridique en France dans la mesure ou leur usage est facultatif. Néanmoins, leur présence ou leur absence n’affecte en rien la validité du dépôt de marque.

    En pratique, ces symboles peuvent informer les tiers que les créations sont protégées et qui plus est, empêcher la déchéance de la marque pour dégénérescence si elle est devenue usuelle.

    Pareillement, l’usage de ces symboles peut faciliter la reconnaissance de la paternité d’une création et permettre au titulaire de démontrer ses droits sur la marque.

    Qu’en est-il à l’étranger ?

    Dans de nombreux pays du Common Law, ces symboles présentent une portée juridique. C’est notamment le cas aux Etats-Unis où il est demandé à tout titulaire d’une marque d’ajouter le symbole ® afin d’informer les tiers que la marque a été enregistrée et de pouvoir obtenir une réparation en cas d’une éventuelle action en contrefaçon.

    Par ailleurs, les symboles peuvent, dans certains cas, signaler l’existence d’un droit exclusif sur une marque sans qu’il soit nécessaire que celle-ci soit enregistrée.

    Néanmoins, il importe de rappeler que l’usage de ces symboles peut être très encadré et un usage abusif, injustifié et frauduleux peut être sanctionné.

    Ainsi, dans certains pays, ajouter un symbole lors d’un dépôt d’une marque peut être sanctionné par un rejet d’une demande d’enregistrement d’une marque. Ainsi, pour pouvoir faire usage d’un symbole, il faut préalablement avoir déposé la marque.

    Que protège le symbole Copyright ?

    En pratique, le copyright protège l’œuvre publiée et non l’auteur, aussi les droits moraux ne sont pas réellement reconnus (contrairement au droit d’auteur).

    À titre de rappel, en France, une œuvre est protégée par le droit d’auteur du seul fait de sa création. Il n’y a aucune formalité à accomplir. Le dépôt ne fait que conférer une date certaine à une œuvre et ainsi protéger le titulaire de droits en cas de litige.

    En revanche, dans les pays anglo-saxons, la titularité des droits sur une œuvre ne s’acquière qu’après un dépôt auprès d’une autorité compétente. L’usage du symbole copyright ne peut se fait qu’après le dépôt pour montre que l’œuvre a bien été déposé.

    Pour avoir plus de précisions sur le dépôt de marque, contactez-nous à l’adresse suivante : contact@articlaw.net

  • Google images et licences

    Google images et licences

    Désormais, vos photographies seront davantage protégées sur le moteur de recherche Google grâce à un filtre. Aussi, les images ne seront plus accessibles aussi facilement qu’avant.

    Quelles sont les nouveautés ?

    Google a ajouté un badge « sous licence » aux photographies devant être protégées. Aussi, en cliquant sur celles-ci, l’internaute accède à une page détaillant le contenu de la licence.

    Par ailleurs, Google a ajouté un filtre permettant de distinguer les images protégées par une licence commerciale des photographies sous licence Creative Commons. Les utilisateurs peuvent ainsi identifier les photos protégées par une licence.

    Quel est l’intérêt ?

    Ces nouveautés visent à protéger les images payantes provenant des banques d’images, les ayants-droit et les utilisateurs du moteur de recherches. En incitant les utilisateurs à acheter une licence pour pouvoir accéder à plus d’images au moyen d’un badge de licence, toutes les photographies sont mieux protégées et plus accessibles librement.

    Google souhaite avant tout montrer à ses utilisateurs qu’il est de bonne foi et qu’il n’est nullement responsable en cas de téléchargement d’une image sous licence depuis le moteur de recherche.

    Enfin, l’ajout du filtre semble profitable pour les ayants-droit quant à l’exploitation de ces licences.

    Comment se présente le badge ?

    Les vignettes apparaissent lors d’une recherche sur Google images pour indiquer quelles images sont disponibles pour une réutilisation et celles qui nécessitent un accord de licence avec le détenteur des droits. L’accord de licence diffère selon le profil du demandeur et de l’usage préconisé de la photographie.

    Toutes les images ne comportent pas les informations de licence aussi le filtre sert à distinguer les photographies entre elles.

    Où se trouve le filtre ?

    Le filtre se trouve dans la barre d’outils en cliquant sur le menu déroulant « Droits d’usage », se trouve l’option « Licences commerciales et d’autres types ».

    Les images n’étant pas assorties de la vignette, demeurent sous licences Creative Commons et doivent respecter les conditions afférentes au contrat. Il n’en demeure pas moins qu’il appartient aux utilisateurs de s’informer quant au contenu de ces licences et de le mettre en application.

    Pour aller plus loin …